‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 44 sur 83 · REY NE · texte numérisé non relu

REY NE

kyste, soit par rupture vasculaire, soit par fluxion traumatique (1). Plus intéressante est l’action du traumatisme sur un kyste déjà existant, dont l’évolution devient beaucoup plus rapide.

En général, la marche est plus aiguë dans l'abcès, presque intermittente dans le kyste. Ainsi un renseignement imporlant sera fourni par le malade qui aura constaté une lente croissante dans le cas de kyste, et l’indolence d'une tuméfaction hépatique, qui après plusieurs mois devient douloureuse et s'accompagne de fièvre, frissons, diarrhée et vomissements, tous signes qui annoncent une inflammation de la poche et ne seront pas alors confondus avec ceux d'une hépatite suppurée. D'après plusieurs auteurs, le kyste hydatique non suppuré n’est douloureux que s’il est considérable; M. Jaccoud pense au contraire que c’est le siège et non la nature qui influe sur la douleur (Clinique de Lariboisière, 1881).

La marche lente, l’apyrexie, le peu de symptômes généraux et de retentissement sur l’économie, une fluctualion moins rare et moins obscure, quand elle existe, seront en faveur du kyste. Le frémissement vibraloire, qu'on ne sent (et rarement) que par une percussion un peu ferme et saccadée, ne pourra être pris pour un froltement de périhépatile, seulement perçu à la palpation et mieux. encore à l’auscultation.

Mais l'erreur est plus facile et commune avec le kyste suppuré.

Le mode de début peut être identique : comme l’abcès, le kyste resle ignoré jusqu’au jour où un traumatisme local lui donne naissance ou lui fournit une impulsion nouvelle. En général l’évolution en est lente et les symptômes généraux s'aggravent dès que la poche suppure : on a depuis longtemps déjà observé les phénomènes prémonitoires (troubles dyspeptiques bizarres, dégoût des

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