Danlos. Th. Paris
MERS malières grasses, éruplions ortiées, épistaxis, mélrorrhagles).
Eu recherchant les signes physiques et les limiles du fore, on opposera le volume souvent considérable de la tumeur à la durée relativement courte des accidents; mais on remarquera que dans le kyste de la convexité, à moins qu'il soit énorme, le foie n’est pas abaissé, ou l’est à peine, tandis qu'avec un épanchement pleurétique de même importance son déplacement serait très notable (Hanot), il en serait de même d’un abcès du foie.
La douleur d'épaule serait moins fréquente que dans l’abcès (Labadie-Lagrave), contrairement à l'opinion de M. Dieulafoy : l’ictère, rare dans les deux cas, l’est encore plus dans le kyste.
« En raison de l'épaisseur «lu kyste adventice qui entoure et isole l’hydatide, il est exceptionnel qu'un kyste hydstique même suppuré détermine du côté des téguments le cortège des signes locaux propre aux abcès du foie (Tillaux). »
Enfin l'ouverture de la poche purulente dans les voies aériennes ou digestives, la ponction exploratrice, la présence de crochets ou de débris de membranes et l’absence de cellules hépatiques dans le liquide évacué donneront au diagnostic la certitude qui lui manquait pour affirmer un kyste hydatique.
Mais, dira-t-on, pourquoi prendre tant de peine à distinguer nettement ces deux affections du foie? A supposer que les antécédents et le mode d'évolution ne puissent lever les doutes, l'intervention thérapeutique dans les dux cas n'est-elle pas la même ?
Sans doute, mais certains cas sont restés obscurs jusqu’à la fin, et le diagnostic ne put se faire qu’à l’autopsie (Rendu. France médicale, 1882). Enfin on a noté la coïncidence d'un kyste hydatique et d'un abcès du foie, évoluant côte à côle, l’abcès élant causé par la suppuration du kyste voisin. Un cas de ce genre fut observé par
ERA M. Bucquoy, cité par Péan (1): « Après 8 Jours d’ictère persislant, hypertrophie du foie descendant jusqu’à l’ombilic, puis pleurésie et expectoration de crachats abondants, muco-purulents sans crochets. A l’autopsie, kyste hydatique qui ne participait pas à l’iuflammation du foie ; les symptômes observés étaient dus à l’abcès du foie, communiquant avec les bronches. »
Mais, encore une fois, une erreur sera peu nuisible au malade, puisque la collection purulente intrahépatique, quelle qu’elle soit, doit être évacuée de la même manière.
Pour ne rien omettre, je dois enfin signaler les cas où l'abcès du foie à évolué sans symptômes, et fut une trouvaille d'autopsie, et ceux où il resta masqué par une maladie intercurrente (2) (Andral).
L'’abcès du foie étant reconnu, il en faut rechercher la cause, le nombre, le siège, le volume et la variété.
Diagnostic de la cause.
Dans les pays chauds la plupart du temps la cause sera la dysentérie, puissamment aidée par linfluence des srandes chaleurs ou des variations brusques de température sur des gens alcooliques, surmenés, blessés ou exposés aux intempéries.
L'action de la malaria a été niée: pourtant récemment Demmler (3) a montré que dans beaucoup de cas au Tonkin on ne trouvait dans les abcès du foie aucune trace de dysentérie antérieure ou concomitante.
Les malades interrogés déclaraient n'avoir pas jamais eu de sang dans les selles, et que ces dernières avaient été bilieuses, apparaissant avec les accès fébriles. « Cette