Vallin. Union médicale, 1874, t. 17, p
Die
sert de canal vecteur à l'agent infeclieux, qu’il y ait ou non pyléphlébite constatable.
Sans doute une partie de ces abcès rentre dans la calégorie de ceux appelés mélastatiques, mais la pathogénie montre de grandes ressemblances entre les suppu-rations de l’une et l’autre espèce. En effet si les abcès dits tropicaux diffèrent surtout par leur moindre multiplicité et leur plus grand volume, en général, on peut les considérer aussi comme le résultat d’une véritable infection purulente dont le point de départ n’est point une plaie extérieure, mais une ulcération du tube digestif, en contact avec les liquides irritants fournis par les sécrétions pathologiques (Rendu).
Aux causes précédentes d’abcès du foie par voie veineuse, il faut ajouter celles qui suivent la voie biliaire: 1° Les calculs intrahépatiques avec angiocholite suppurée, et abcès souvent multiples, parfois uniques et volumineux (cas de Singer (1), Defontaine) (2); et 2° les corps étrangers [épingles avalées et retrouvées dans le pus de l’abcès (Wasdale) (3) et lombrics qui gagnent le foie par le canal cholédoque, se font bactérifères en raison de leur origine intestinale (4)].
Enfin l'hépatite suppurée peut être causée par un traumatisme de la région : une quinzaine de cas en sont bien connus (5). Ce traumatisme, s’il s’agit de plaie pénétrante, introduit directement l'infection avec le corps vulnérant, et s’il y a simple contusion il se fait une perturbation nutritive qui prépare le parenchyme hépatique