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esquilles osseuses libérées par le traumatisme, soit encore par des débris vestimentaires ou des particules $ep- ‘ques quelconques ayant souillé la plaie au moment de la blessure. Dans ces différents cas, il ne peut s’agir de ‘ro. projectiles qui sont trop infectés et provoquent au mnt du traumatisme des déiabrements trop importants ou des accidents infectieux trop grands (méningite ou encephalite diffuse) qui sont d’ailleurs suivis de mort ‘2 plus souvent s’il n’y a pas intervention précoce.
Il s’agit plutôt de petits projectiles méconnus ou négligés lors du nettoyage primitif du foyer traumatisé. De tels projectiles sont toujours en état de microbisme latent et peuvent entretenir celui-ci très longtemps après la blessure. Mais, même s’il y a eu intervention et ablation des éclats, l’abcès peut survenir par suite d’esquilles osseuses de petites dimensions restées dans la substance cérébrale. Celles-ci sont aussi dangereuses que le projectile lui-même parce qu’elles peuvent passer inaperçues lors de la première intervention.
Enfin, il est encore possible, après l’ablation minu-
tieuse des éclats métalliques et osseux, de voir apparai-
tre un abcès du cerveau. Il sera dû, cette fois, à une infection latente due à de petits corps étrangers peu visibles, tels que débris vestimentaires souillés de terre, débris de cheveux ou simplement de la poussière osseuse. Ces corps étrangers sont englobés dans la cicatrice et res-. tent toujours prêts à provoquer une réaction microbienne. Un réveil inflammatoire est en effet, toujours possible, même tardivement et surtout à l’occasion d’une maladie infectieuse comme la grippe et la pneumonie, qui diminuent les moyens de défense de l’organisme. Ces abcès qui avaient presque totalement disparus entre les deux guerres, redeviennent fréquents et, pour toute plaie pénétrante du crâne, il faudra procéder à un débridement assez large de la plaie, à une ablation des éclats et à un curetage minutieux du trajet pour éviter, autant que pos-
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