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de la ligne médiane à 5 centimètres de profondeur, dans le lobe
à frontal gauche. Comme il ne donne aucun trouble, que la plaie
est cicatrisée, on lui conseille de le garder.
Il sort du V al-deGrâce, est réformé pour gros raccourcissement
- de la jambe droite, et on signale sur sa fiche de réforme l'éclat
d'obus qui est resté dans le cerveau. Il rentre chez lui au mois
d'octobre 1940, marchant difficilement, se plaint parfois de céphalées, mais sans plus.
Le 24 novembre au matin, brusquement, sans aucun phénomène apparent nouveau, il fait une crise d'épilepsie généralisée, tombe, fait une fracture itérative de la cuisse et reste dans le coma pendant près de 10 minutes. Il est amené à l'Hôtel-Dieu le 25 novembre. On constate une fracture de la cuisse droite dans la région sous-trochantérienne : il se plaint de céphalées, son pouls est à 64, sa température est normale, il n'y à pas d’autres signes de’ compression cérébrale, il n’y a aucun déficit pyramidal, d’ailleurs difficile à rechercher à droite en raison de la fracture. Il est mis dans un appareil à traction continue. Le 26, il perd connaissance deux fois dans son lit avec une ébauche d'épilepsie Bravais-jacksonienne droite, marquée surtout au membre supérieur. La traction ayant été arrachée deux fois, on lui met un grand appareil plâtré.
-Le 27-28 novembre, rien d'anormal.
Le 29-30 novembre apparition de céphalées, de vomissements,
la température jusque-là normale, monte progressivement à 37°8,
38° le soir. %
Le 1er décembre, même état, il devient somnolent par instants. L'examen du fond d'œil décèle une légère stase, plus marquée à gauche ; il fait à nouveau une crise d’épilepsie généralisée. Le plâtre a résisté et il ne semble pas qu'il y ait eu déchirure musculaire du côté fracturé. Le malade après sa crise ne se plaint pas de sa jambe plâtrée. à
Les 2-3-4 décembre, céphalées, amaigrissement très notable, perte
de l'appétit, augmentation de la stase papillaire et nouvelle crise
$ d'épilepsie. La température monte à 39°, le pouls reste à 60-64. Nous
décidons d'intervenir.
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Fe “ ” + s Ÿ u Intervention Le 5 décembre 1940 sous anesthésie locale. Scalp du
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se cuir chevelu, en U, à concavité postérieure, centré par l'orifice de :
: pénétration de l'éclat. | Ye L ne La cicatrice est réséquée et disséquée non seulement jusqu'au v: = pourtour de l'orifice osseux, mais encore à l'intérieur de cet orifice, E
nous ligaturons en bourse avec une grosse soie, la pointe de l'entonnoir eutanéo-cicatriciel ainsi réséqué, et réséquons la cicatrice cuta- #2 née, de façon à ne pas avoir à agrandir l'orifice osseux. Ceci fait, nous taillons un petit volet osseux, toujours centré par l'orifice de pénétration, mais au moment où on soulève le volet, bien qu'on ail cru avoir entièrement libéré la cicatrice du pourtour osseux de pénétration de l'éclat, celle-ci se déchire un peu et quelques gouttes de pus apparaissent. Une pince sur cette petite déchirure l'obture. L'os saigne beaucoup, on décolle l'aponévrose épicrânienne et on cire quelques orifices qui persistent à saigner. À ce moment, crise d'épilepsie qui dure une vingtaine de secondes, malgré une injection préventive de gardénal. La dure-mère est rouge, épaissie, granuleuse sur toute la surface opératoire, On Ia résèque autour du cône cicatriciel, on la relève avec précaution et l'on s'aperçoit
qu'elle est adhérente au cerveau.
Coagulation de ces adhérences lamelleuses : l'exploration au tro-
cart de Cushing nous délimite très facilement la coque de l'abeès, 9 Celui-ci est enlevé suivant la technique de C1. VINCENT, c'est-à-dire è en bloc comme une tumeur du cerveau. On tamponne quelques mif é nutes avec un coton imbibé d'eau oxygénée au 1/8. À Le lavage de la euvité au sérum physiologique montre que toute
Ÿ hémorragie est arrêtée, On verse environ 1 à 2 grammes de septoplix et on remplace In perte de la dure-mère par une membrane d'ainnios, Cette membrane de la largeur d'une pièce de 10 francs est Simplement posée suns être suturée, On replace le volet osseux : l'orifice de pénétration de l'éclat est dur comme de l'ivoire:; il ne saigne pas, mais tout autour on à l'impression que l'os est éburné et peu vivant. Suture de la face profonde de la peau au niveau de l'orifice d'entrée du projectile, par trois points à la soie is Suture de lù peau en un plan facile, elle ne tire pas.
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li il cas