‹ Diagnostic et traitement des affections oculaires [electronic resource]Chapitre 37 sur 134 · RAMOLLISSEMENT DU CORPS VITRÉ. SYNCHISIS · texte numérisé non relu

RAMOLLISSEMENT DU CORPS VITRÉ. SYNCHISIS

Lorsque le corps vitré perd sa densité normale qui est gélatineuse et se hquétîe, il donne lieu à l'état connu sous le nom de synchisis.

Le synchisis est simple, quand le corps vitré liquéfié conserve sa transparence; composé, quand il est accompagné de flocons visibles à l'ophthalmoscope; et enfin étincelant, quand des cristaux de cholestérine apparaissent dans son intérieur, sous forme de paillettes brillantes.

Ce sont là autant de variétés dont nous avons à nous occuper.

Le synchisis simple est total ou partiel. Dans ce dernier cas, il se hmite tantôt aux parties antérieures du corps vitré, ce qui a toujours lieu à la suite de l'abaissement de la cataracte; tantôt aux parties postérieures, ainsi qu'on le remarque dans le slaphylome postérieur et daus les atrophies clioroïdiennes en général.

SYNCniSIS SIMPLE. 467

Le ramollissement total du corps vitré nous intéresse davantage et se reconnaît aux caractères objectifs suivants :

VLe tremblement de l'iris en est un signe caractéristi- symptôme», que. Il est dû aux oscillations que l'humeur vitrée communique h la membrane irienne dans les divers mouvements de l'œil; malheureusement ce signe n'est pas constant.

2" La diminution de consistance du globe a une importance non moins grande. C'est ainsi que les yeux ramollis contiennent toujours un corps vitré hquéfié : mais cette liquéfaction n'est pas incompatible avec une dureté exagérée de l'œil, car il suffit que les liquides oculaires le remphssent en abondance, pour lui communiquer une grande consistance.

Il n'y a ni symptômes ophthalmoscopiques, ni symptômes fonctionnels particuhers à cette affeclion, car d'une part les flocons du corps vitré, dont la mobilité plus ou moins grande signale si facilement la liquéfaction de ce milieu, manquent dans le synchisis simple et d'autre part cette affection ne trouble aucunement la vision, de sorte que le diagnostic ne repose que sur les signes objectifs dont nous venons de parler. Quand ils font défaut, on ne peut que soupçonner la maladie, d'après les causes qui lui donnent habituellement naissance.

Ces causes sont en général les affections de la choroïde, c.u,e„ surtout celles qui s'accompagnent de l'augmentation des liquides intra-oculaires (processus glaucomateux, hydrophthalmie). Le synchisis est également fréquent, à la suite dun corps vulnérant de la pénétration dans le corps vilré (corps étranger, cristallin luxé ou abaissé), et après une perte brusque et considérable de celte humeur

Traitement,

^gg AFFECTIONS DU CORPS VITRÉ.

Le synchisis ne réclame aucun traitement spécial, mais il est la source d'indications thérapeutiques particulières, à savoir, qu'on doit craindre la sortie facile du corps vitré, quand on pratique des opérations sur les yeux qui en sont atteints.

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