INTRODUCTION
Le traitement des maladies des yeux est étroitement lié à leur diagnostic. Plus celui-ci est exact, plus il fournit à la thérapeutique des indications précises; c'est pourquoi nous avons cru utile de ne pas séparer ces deux questions dans l'ouvrage que nous présentons aujourd'hui au public.
Depuis nombre d'années, le diagnostic des affections oculaires a atteint un degré de précision qui dépasse, on peut bien le dire, celui des autres branches de la médecine. Il le doit aux méthodes d'exploration les plus variées, auxquelles l'œil se prèle merveilleusement.
En effet, il laisse voir à l'observateur sa forme, ses dimensions, ses rapports, les mouvements qu'il exécute et toutes les parties antérieures qui le constituent [conjonctive, cornée, sclérotique, iris).
Par le toucher, il permet d'apprécier sa consistance et d'explorer sa sensibilité.
L'ophlhalmoscope éclaire ses parties les plus profondes, décèle leurs altérations et sert à mesurer mathématiquement sa réfraction.
Enfin, la délicate fonction qu'il remplit comme organe de la vision peut être analysée, grâce à la mesure exacte de l'acuité visuelle et de la vision périphérique, grâce à la connaissance des phosphènes et à l'élude, chaque jour plus approfondie, de l'impressionnabilité de la réline aux différentes couleurs.
On pourrait être tenté, d'après cela, de croire que le