‹ Diagnostic et traitement des affections oculaires [electronic resource]Chapitre 6 sur 134 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

diagnoslic des maladies des yeux est devenu très simple; mais cependant il faut nous attendre à rencontrer sur notre route de nombreuses difficultés.

Les premières tiennent à la grande diversité de ces affections. En effet, tout en ne pesant guère que sept grammes, le globe de l'œil est en réalité un organe très complexe où presque tous les principaux tissus du corps sont représentés : tissu cellulaire, épitbélial, muqueux, fibreux, musculaire, vasculaire. nerveux, etc. Chacun de ces tissus a sa pathologie et est la source de lésions variées, qui sont de même nature que celles qui frappent les autres tissus analogues de l'économie et ne peuvent être étudiées avec fruit que si on connaît les lois de la pathologie générale.

En second lieu, les maladies des yeux sont rarement simples, mais présentent au coniraire de fréquentes complications. Nous ne saurions nous en étonner si nous réfléchissons que les membranes de l'œil ont entre elles des rapports très intimes, sont souvent alimentées par les mêmes vaisseaux, innervées par les mêmes nerfs; il n'est donc pas surprenant de voir leurs altérations, et notamment leur inflammation, ne pas toujours rester limitées à la partie primitivement atteinte, mais envahir de proche en proche les membranes voisines, créant ainsi des complications qui sont souvent plus graves que la maladie elle-même et dont il importe au plus haut point de reconnaître la nalure et la filiation morbide.

Enfin les affections oculaires exigent souvent du praticien une très grande sagacité pour découvrir les causes qui leur ont donné naissance. Nous savons qu'elles sont souvent sous l'influence des diathèses et des maladies conslitutionnelles ou sous la dépendance d'affections de certains organes plus ou moins éloignés, tels que le cerveau, le cœur, les reins, le foie, l'utérus, etc. Ce n'est pas toujours chose facile que de reconnaître leur origine et de remonter à leurs véritables causes, tant celles-ci sont multiples et quelquefois obscures.

Page 1