‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 107 sur 355 · SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC

Le début de la maladie de Corrigan est quelquefois brusque. Aran a cité autrefois le fait d'un contrebandier qui, étant poursuivi, tomba tout d'un coup sans connaissance et resta pendant une heure et demie dans cet étal. On cite encore le fait d'Henderson observé en 1835. Un homme faisant effort pour pousser une voiture sur une côte, fut pris d'une dyspnée intense suivie de syncope.

On en cite également d'autres dus à Peacok et à Fôrster.

Le plus ordinairement, la maladie débute d'une manière soudaine dans le cours d'un rhumatisme articulaire. On trouve un beau jour un bruit de souffle descendant qui avertit qu'une insuffisance aortique s'est établie.

D'autres fois enfin le début passe tout à fait inaperçu et l'on ne trouve la maladie que parce qu'on observe des vertiges, de la pâleur, de l'essoufflement dont on cherche à se rendre compte.

Le diagnostic se fait souvent voir du premier coup d'œil, parce que l'attention est attirée par un soulèvement anormal des artères, soulèvement qui se voit surtout aux carotides primitives, aux carotides externes, aux sous-clavières, puis aux artères des membres et qu'on trouve même aux petites artères, aux temporales, radiales, cubitales, à l'arcade palmaire et jusqu'à la pédieuse.

Corrigan est le premier qui ait été frappé de ce phénomène et il l'a décrit d'une manière saisissante sous le nom de pouls visible.

« Lorsqu'on a dépouillé le malade de ses vêtements, les troncs artériels de la tête, du cou et des extrémités supérieures attirent immédiatement les yeux par leurs pulsations singu- Uères. A chaque diastole, les artères sous-clavières, carotides, temporales, humérales et quelquefois même les artères pal-

(1) Duvernoy, Anomalie du nombre des valvules sigmoïdes de l'aorte (Société anatomique, séance du 7 février 1879).

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