‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 160 sur 355 · U4 DES ANÉVRYSMES PARTIELS DU COEUR · texte numérisé non relu

U4 DES ANÉVRYSMES PARTIELS DU COEUR

quée sur la région précordinle, Tiiais sans aucune propagation ni dans le sens de Taorte ni du côté de l'orifice auriculo-ventriculaire gauche. 11 existait aussi chez cet individu une insuffisance initrale, et c'est le défaut de concordance des deux souffles et l'isolement de l'un d'eux qui nous .avait inis sur la \oic du diagnostic de l'existence d'un tendon aberrant. L'autopsie nous démontra talors que nous avions raison.

Eh bien, chez ce malade qui a succomiié il y a deux jours, nous avons donc trouvé aussi la même anomalie, avec cette différence cependant que dans l'observation de 1876 le tendon était plus volumineux et placé en travers.

En résumé, nous avons donc un fait complexe, et il est permis de présumer que la présence d'un tendon aberrant a modifié les bruits anomaux produits par l'anévrysme, c'est-à-dire le souffle diastolique. De même, l'intensité du souffle systolique pourrait s'expliquer par les vibrations de la colonne sanguine sous l'influence du même tendon.

Je vous ai dit, eu commençant, que notre malade avait succombé ; cette terminaison, plus ou moins rapide, est toujours celle d'un anévrysme de la cloison. La marche en est aiguë, s'il s'agit d'un abcès des parois ventriculaires; la rupture est suivie d'accidents immédiats, soit d'endocardite ulcéreuse avec projection dans la circulation de globules purulents et de détritus : dans ce cas-là même ils sont presque foudroyants; soit d'asystolie aiguë par une altération subite du muscle cardiaque. La mort survient alors dans l'espace de huit, dix ou quinze jours.

Quant k la marche chronique, elle présente de temps en temps des accidents résultant d'une petite ulcération, des phénomènes d'asystolie qui durent pendant quelques jours et se calment pour quelque temps par le repos. La maladie, dans ce cas, peut durer pendant des années, présentant de temps à autre des exacerbations caractérisées tantôt par des malaises cardiaques quelque peu analogues à l'angine de poitrine ; d'autres fois, par des troubles digestifs, lesquels surviennent souvent aussi au début, comme chez notre malade.

Du reste chez lui la lésion ne paraissait pas remonter à une époque ti'ès éloignée, bien que ces anévrysmes restent quelquefois longtemps à l'état latent, jusqu'au moment où, sous l'influence d'un efî'ort, d'une excitation quelconque de l'organe cardiaque, les premiers accidents se déclarent. Ici, il paraît assez probable que la maladie a débuté par l'aorte, dont l'état athéromateux est des plus prononcés. L'une des plaques a dû être le point de départ de quelque ulcération et du décollement du septum.

Cet homme est mort très rapidement dans l'espace de six heures, bien que nous n'ayons trouvé à l'autopsie aucune raison d'une terminaison aussi brusque, pas de congestion ni d'inflammation pulmonaire ou cérébrale, pas d'embolie, aussi ne sommes-nous nullement édifié sur la façon dont il n succombé ; la seule explication que nous en puissions donner serait dans une asystolie, une interruption de la circulation.

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