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DES AFFECTIONS SECONDAIRES DES VOIES RESPIRATOIRES

gfos, durs, lourds et privés d'air. Dans un cas de ce genre Orth a trouvé dans les alvéoles des capillaires de 0°"°,63 à o'-»-" 75 complètement remplis de pigment, comme on le trouve dans le tissu conjonctif interstitiel. Cet état peut être reconnu pendant la vie lorsque les malades rendent des crachats renfermant du pigment. On reconnaît ces cellules à leurs petites dimensions et à la clarté de leur noyau.

Dans quelques cas exceptionnels, on a observé de la gangrène pulmonaire produite par la compression de branches artérielles que des anévrysmes sont venus obstruer.

Enfin, la phtisie est la terminaison ordinaire ou tout au moins fréquente du rétrécissement congénital de l'arLère pulmonaire (Lebert), et même du rétrécissement acquis, comme ie l'ai montré.

Dans quelques cas de rétrécissement de la valvule mitrale, Frommolt dit l'avoir observée; enfin, dans des cas de compression de l'artère pulmonaire par un anévrysme de la crosse de l'aorte, Hebershon et Hanot l'ont constatée également.

Il me reste, pour terminer l'histoire de ces troubles pulmonaires, à parler d'un phénomène ;qui survient à la fin de la vie et qu'on désigne sous le nom de respiration de Cheyne-Stokes.

Voici en quoi consiste ce mode particulier de respiration : Pendant un quart de minute environ (10 à 15 secondes), la respiration s'arrête complètement; puis elle reprend peu à peu par des mouvements, d'abord faibles, qui vont en augmentant peu à peu, de manière à dépasser au bout de peu de temps l'amplitude de la respiration normale. Puis l'amplitude des mouvements respiratoires décroit graduellement jusqu'à devenir nulle et la respiration s'arrête de nouveau. La période de respiration est en moyenne de 40 secondes, pendant laquelle il se fait environ vingthuit respirations. L'arrêt se fait en expiration. Après une nouvelle pause, la respiration recommence avec le même type.

Ce phénomène, signalé d'abord par Gheyne (1) (de Dublin), en 1819,est décrit ensuite par Stokes (2) d'une manière saisissante: « Il est peu de phénomènes plus remarquables et plus caracté-

(1) CheYne, Dublin HospUallRepo)is,\o\. II, p. 217.

(2) Stokes, Traité des maladies du cœuv et de l'aorte, p. 328,

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