DES AFFECTIONS SECONDAIRES DU SYSTÈME NERVEUX
moïdes de l'aorte. Depuis, cette relation a été de nouveau constatée par MM. Rosenbach et Berger (1), M. Grasset (2), M. Letulle (3), MM. Hanot et Jaubert (4), Buch (5), Dreyfus-Brissac (6) .
Les observations de M. Grasset sont au nombre de 24; celles de M. Jaubert, au nombre de 12, et celles de M. Letulle, 2; total : 38. Dans ces observations, 18 fois la lésion aurait porté exclusivement sur les valvules aortiques, 7 fois sur la valvule mitrale seule, 7 fois sur les valvules aorlique et mitrale.
M. Dreyfus-Brissac fait remarquer que les sujets étaient peu avancés en âge et que le rhumatisme avait généralement manqué.
J'ai observé également, en 1868 et 1869, avec mon honorable confrère M. Mounier, alors professeur d'anatomie topographique au Yal-de-Grâce, un sujet qui rentre dans cette catégorie. 11 s'agissait d'un jeune homme qui, à l'âge de dix-sept ans, avait contracté , dans le cours d'un rhumatisme articulaire aigu , une insuffisance des valvules sigmoïdes. Il la supportait bien et n'éprouvait aucun trouble fonctionnel. Il fut pris, en 1868, de troubles oculaires, puis bientôt de phénomènes ataxiques à marche assez rapide, car, au bout de deux ans, il avait passé par toutes les périodes du tabès, puis par la paraplégie et les convulsions ultimes. Jamais il n'avait eu d'accidents syphilitiques.
Pendant tout ce temps, nous l'observâmes avec M. Mounier, nous demandant ce que deviendrait le cœur dans un organisme aussi troublé. Ce qu'il y eut de remarquable, c'est que, malgré l'accroissement rapide et progressif des troubles nerveux, le rythme cardiaque ne s'est pas dérangé un seul instant jusqu'à la mort. Le cœur a marché jusqu'au dernier jour avec la régularité d'une horloge, donnant correctement la cadence de l'insuffisance aorlique simple, le premier bruit bien frappé, le second.
(1) Rosenbach et Berger, Berlbier klinische T-roc/ienscAn'A juillet 1879.
(2) Grasstt, Monlpellier médical, 4880.
(3) Letulle, Gazette médicale, 1880.
. (4) Jaubert, Essai sur le tremblement (Thèse de Paris, 1880). (Sj Buch, Archiv fur Psychiatrie, Bd XI. (6) Dreyfus-Brissac, Gazette hebdomadaire, 30 septembre 1881.
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soumant et durant presque pendant toute la diastole, avec son lieu d'élection, son timbre, etc.
Or, dans ce cas, rinsuffisance aorlique a précédé de six ans les troubles oculaires de l'ataxie ; le sujet a été observé tout le temps avec le plus grand soin, à cause de son affection de Corrigan, qui avait décidé de mettre le jeune homme dans les bureaux, pour que sa profession pût s'accommoder de la maladie. Peut-on dire ici que l'ataxie a été la suite de la maladie de Corngan? Cela est douteux, car j'ai vu bien des maladies de Corngan, sans jamais rencontrer l'ataxie.
Toute coïncidence n'entraîne pas fatalement une relation de cause a effet. L'observation nous apprendra plus tard, s'il y a un hen réel entre ces deux lésions. Jusque-là, il me paraît raisonnable de ne pas ajouter une hypolhèse sans preuve à toutes celles qu'on a déjà avancées.
c, PAUL. MAL, DU CŒUR.