DE U MALADIE DE BASEDOW
maladie est en voie d'acci-oisscmcnt, soit môme après qu'elle a duré fort longtemps ;
XII. Il est possible que la sensation connue sous le nom de . boule hystérique soit due à la manifestation passagère de la mala-
die encore à son début; .
XIU Le baltemenl exagéré des artères du cou ne peut s expliquer ni par la régurgitation du sang dans le cœur, ni par nn ainux sanguin vers le cerveau. Ou ne saurait non plus y voi, la preuve d'une excitation générale du système artériel ;
XIV . Des bruits de souine et une impulsion double se retrouvent souvent dans les carotides ;
XV L'hypertrophie des globes oculaires ne s'accompagne pas, nécessairement, d'une altération de la vision ; elle ne parait pas produire de prédisposition aux inûammal.ons des tissus pi ofonds de l'œil ou de la membrane qui le recouvre ;
xvl Celte hypertrophie de l'ceil varie dans son développement pendant les progrès de la maladie. Elle peut disparaître en grande partie, sinon complètement ;
XVll. Lorsque la maladie s'est terminée par 1;' . °' sordres anatomiques qu'on a constatés co-istent dans lat lion et l'hypertrophie du cœur, l'accroissement du calibre des artères thyroïdiennes inférieures et la dilatation des veines
'"xvllri; y a des cas dans lesquels une bronehocèle ordinaire ex sCdeJuis longtemps, subit l'inauenee de l'appan ion plus
-rirm"::^r:-—
^«^^le^èdecin^ndonnaitnned^^ption.^^^^^^^^^^^^^
, cette ; : irdéb'ut^e .a maladie
chose i;^-'- "J;:;^ „ Ince par les palpitations, tantôt
^éirrrnX^'^irrr-asaUlie des yeux, soit Ua saillie du corps thyroïde.
DILAT4T10N DES ARTÈRES THYROÏDIENNES. S63
. Les palpitations sont souvent violentes et s'accompagnônt souvent d'intermittences vraies; quelquefois mûme il s'y produit des intermittences fausses, c'est-à-dire de l'arythmie, s'il existe une lésion organique du cœur.
Il faut encore ajouter, à ces troubles fonctionnels, des troubles nerveux; les malades sont agités, leur caractère change, ils deviennent très irritables. Quand les malades parlent, les phrases sont martelées comme s'ils étaient en colère, ou tout au moins de mauvaise humeur.
La maladie deBasedow ne s'accompagne pas fatalement d'une maladie du cœur, et par conséquent ne présente ni les déformations, ni les changements de dimension, ni les bruits pathologiques des lésions cardiaques, s'il n'y a pas au cœur d'affection organique.
Au corps thyroïde^ tous les vaisseaux sont dilatés dans toute l'épaisseur de la glande, mais Stokes regarde l'affection de cet organe comme portant surtout sur les artères thyroïdiennes inférieures. Dans un cas que je vais rapporter plus loin, la lésion portait au contraire sur les artères thyroïdiennes supérieures.
Au corps thyroïde, le phénomène dominant consiste donc dans une dilatation vasculaire (bronchocèle vascularisée de Virchow) qui survient par accès et détermine des battements et un souffle diastolique dans les artères dilatées. Cependant, dans l'intervalle des acçès, le corps thyroïde reste plus gros et plus dur qu'à l'état normal. On y trouve plus tard de l'inflammation du tissu conjonctif interstitiel.
Ce fait, que le goitre reste plus gros que de coutume, empêche le col de se boutonner. C'est souvent à ce signe que les malades s'aperçoivent de leur maladie et vont consulter.
A part le gonflement du corps thyroïde, les malades n'accusent plus de symptômes en dehors des attaques, si ce n'est un peu de névralgie frontale.
Les yeux sont peu altérés malgré leur projection en avant.
Jusqu'ici, il n'y a pas de lésion reconnue à laquelle on puisse i imputer les troubles fonctionnels.