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CAILLOTS ET POLYPES

Ils peuvent être en masse ovoïde ou pyramidale.

Ils subissent bientôt au centre la régression fibrineuse avec l'apparence de la purulence.

Quand ils sont en forme de membranes, ils subissent la condensation fibreuse, et soudent entre elles les valvules ainsi que les tendons.

Ces caillots sont, en général, uniques, à moins qu'ils ne soient tout petits et disséminés sur le bord d'une valvule. En ce cas, leur volume ne dépasse pas celui d'un grain de millet.

Dans les autres circonstances, leur volume est variable et peut arriver à remplir en grande partie la cavité qui les renferme. Cependant ils ne parviennent pas à la remplir tout entière. Bouillaud en a vu d'assez gros pour peser plus de 350 grammes.

Ils sont tantôt libres (Legroux), surtout quand ils sont emboliques, ils peuvent avoir été adhérents et être devenus libres (Hardy) (1), ils peuvent être seulement intriqués dans les tendons des colonnes charnues et mieux encore être adhérents par un pédicule.

La formation de ces caillots ne s'explique pas suffisamment par la stase du sang, car dans l'asphyxie prompte avec stase de sang on ne trouve pas de caillots (Blondet) (2).

Leur production est le résultat des exsudats de l'endocardite (Kreysig, Andral, Bouillaud, Hardy et Legroux).

Le diagnostic de ces coagulations dans le cœur est presque impossible. Quand U s'en détache une embolie qui va oblitérer un vaisseau, les symptômes de la brusque obstruction de ce vais- • seau font rechercher le point de départ de l'embolie et permettent quelquefois de le soupçonner dans le cœur.

Toutefois, si l'on voit se développer tout d'un coup des symptômes graves indiquant une perturbationprofonde des fonctions du cœur avec détresse respiratoire, cyanose ou pâleur extrême expectoration sanglante et refroidissement des extrémités et tendance à la syncope ;

Si les mouvements du cœur sont désordonnés, si l'on voit

(1) Hardy, Thèse do concours, 1S38.

(2) Blondcl, Lhiion médicale, 1837, p. 497.

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