DEUXIÈME ÉCOLE MÉTHODISTE
Galien.
(131 ans après J.-C.)
Galien, qui vinl doux siècles après Themison, lui était de beaucoup supérieur. C'était un anatomistc et un chirurgien des plus remarquables. Il était, en outre, un nosologiste éminent, fit des descriptions remarquables de certaines maladies, et fit môme la distinction entre les maladies locales {inslrumentorum morbi) et les maladies générales {similiarrum parttum morbi). ■ Mais, au point de vue de la thérapeutique, il tomba dans le même système que Themison.
Il déclare que, de môme que dans lemacrocosme, il n'y a que quatre éléments ; l'organisme ou microcosme ne peut aussi contenir que ces quatre éléments : le chaud, le froid, le sec et l'humide.
De môme que dans la nature, ces quatre éléments ne sont pas ; toujours convenablement équilibrés, la même chose arrive pour l'organisme, et alors il y a des excès de chaud, de froid, de sec . et d'humide, ce qui constitue la maladie.
Comme dans la nature, les différen ts corps ne se ressemblent :-. pas et qu'ils ne sont formés que de quatre éléments, il faut A aussi, de toute nécessité, que l'un des éléments domine. Les : maladies ont donc, dans la nature, des médicaments qui leur correspondent, et la thérapeutique consistera à les opposer les uns aux autres : contraria conirariis.
L'hygiène se fait de la même façon. La santé consiste à faire : de toutes choses un usage tel, que chacun des quatre éléments ; du corps, sang, bile, atrabile, phlegme, ne vienne pas à dominer; mais, comme l'équilibre parfait est presque irréalisable, il y a toujours un des éléments qui domine. De là les quatre tempéraments.
L'hygiène consiste donc à se servir des éléments, en insistant de préférence sur celui qui est opposé à l'élément dominant dans l'organisme.
Pour Galien donc, la vie, la sanlé cl la maladie sont des choses antagonistes qui restent plus ou moins en équilibre. La thérapeutique découle de tout cela de la manière la plus claire.
Il faut, pour rétablir l'équilibre, opposer le chaud au froid, le sec à l'humide; c'est, sous une autre forme, la doctrine de Themison : contraria conlrariis.
Cependant Galien, plus respectueux pour l'œuvre d'Ilippocrate, faisait une différence suivant la gravité de la maladie, et quand il s'agissait d'une maladie mortelle, on n'employait jias les contraria, mais seulement les convenienlia, c'est-à-dire l'hygiène.
Le diagnostic de la qualité dominante froide ou chaude, sèche ou humide, n'était pas toujours facile ; il admit donc des dia- Ihèses mixtes {compositas affectiones).
Quand il avait cru déterminer la qualité dominante ou l'élément principal, il opposait le contraire, mais avec mesure. 11 admettait 4 degrés de chaud, 4 degrés de sec, etc. • La matière médicale se trouvait donc répartie en quatre classes : les médicaments chauds, les froids, les secs et les humides, et dans chaque catégorie, les médicaments étaient encore classés en quatre groupes selon leur activité.
La matière médicale était donc plus riche que celle de Themison.
Dans la catégorie des médicaments chauds, nous trouvons d'abord le poivre, regardé comme le plus puissant, la cannelle et le cumin n'étaient que des remèdes chauds de la troisième classe, et la graine de lin était le plus faible de cette série.
En outre, de ces quatre sortes de médicaments, les évacuants étaient rangés en quatre catégories, suivant l'humeur qu'ils devaient évacuer, soit le sang, soit la bile, soit le phlegme, soit l'atrabile. C'est de là que nous est venue la distinction des purgatifs en cholagogues, hydragogues, etc.
Enfin, Galien associait les médicaments entre eux, soit pour augmenter leur force, soit pour les modérer. Ces médicaments surajoutés portaient le nom d'alléranls, ce qui ne correspond nullement à ceux qu'on désigne encore aujourd'hui par altérants, et qui sont supposés modifier les fonctions de nutrition,
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Il est regrellable do voir qu'un médecin aussi remarquable,
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Dans la pratique, Galien était certainemenl moins absolu nue son système. Nous en avons pour preuve le soin qu'il prend de se renseigner sur l'état des forces du malade avant de saigner au heu de ne considérer que le jour de la maladie (i). Je pour". ra.s également montrer comment il tenait compte de l'âge, de I l,ab,tude,^d„ tempérament du malade, et même du mi!
Malheureusement, ses sectateurs n'ont envisagé que ce que I-î : ^ ^"^■■^"^ théra euliq„e : ZI
B CTAS (3). Et ee système exagéré, comme toujours par ses grand détriment de notre art.