‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 274 sur 355 · PREMIÈRE ÉCOLE EMPIRIQUE OU EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉCOLE EMPIRIQUE OU EXPÉRIMENTALE

Hippocrate.

(/iGO ans avant J.-C.)

Hippocrate comprit du premier coup que la première condition était d'observer la marche des maladies. Mais il faut tenir compte des maladies qu'il avait à observer. Déjà, avant lui, Herodicus de Selembrya traitait les maladies chroniques dans les gymnases (comme on le fait aujourd'hui dans les établissements d'hydrothérapie et d'eaux minérales), tandis que les Asclépiades ne traitaient dans les temples que les malades atteints de maladies aiguës et les blessés (I). C'est un peu ce qui se passe aujourd'hui dans nos hôpitaux.

Le premier problème posé par Hippocrate était de savoir si une maladie relevait de la thérapeutique. Sa conduite se basait sur les principes suivants :

A. Quand une maladie doit guérir spontanément, observer par quels procédés elle guérit.

B. Imiter le procédé qu'emploie la nature pour arriver à la

guérison.

C. Quand une maladie ne guérit jamais spontanément, elle est incurable par l'art.

(I) LMvà, œuvre complète d'Uippocrate, Iraduclion nouvelle, 1839, f. j) 23.

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