‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 291 sur 355 · MUGUET · texte numérisé non relu

MUGUET

M. G. Sée caractérise ainsi l'action du muguet sur le chien : Première période, a, le ralentissement des mouvements du cœur; h, l'augmentation de pression de fi centimètres de mercure; c, en môme temps, les mouvements respiratoires deviennent plus amples et moins fréquents.

Deuxième période. Irrégularité extrême dans le rythme, troubles dans l'énergie des pulsations, intermittences du cœur suivies de systoles rapides. La respiration, de plus en plus ample et ralentie, semble, par moments, s'arrêter dans un mouvement de profonde inspiration.

Le pneumographe indique alors des mouvements d'inspiration qui sont triplés d'étendue et produits par une série non interrompue de convulsions des muscles inspirateurs. Pendant cette période, surviennent des vomissements.

Troisième période. La pression sanguine augmente, le pouls trop fréquent devient confus et insensible, l'amplitude des mouvements respiratoires augmente. Puis la pression baisse, les respirations, de plus en plus profondes, se ralentissent considérablement. Le cœur, plus faible, s'arrête, la pression tombant à 0. Enfin, la respiration s'arrête, l'animal est mort.

La contractilitô des muscles persiste encore.

Pendant ce temps, les nerfs n'ont pas perdu leur excitabilité électrique et leur pouvoir réflexe, sauf dans les pneumogastriques, QÙ ce pouvoir est atténué.

Il n'y a pas d'action diurétique chez le chien.

Nous verrons plus tard les effets thérapeutiques qu'on a pu en retirer.

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