‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 314 sur 355 · CORDIAUX · texte numérisé non relu

CORDIAUX

Ici, comme dans le chapitre précédent, il faut bien tenir compte de la dyspnée qui appartient réellement à l'affection cardiaque, et ne pas la confondre avec la dyspnée produite par Jes lésions qui sont la cause ou la conséquence de la maladie du cœur. Ainsi, la dyspnée tenant à une congestion pulmonaire secondaire sera traitée d'abord par les ventouses sèches, la saignee et le tannin; la dyspnée liée à l'œdème pulmonaire sera jushciable des vésicatoires et des diurétiques; la dyspnée liée a 1 hydrothorax, réclame la ponction; et la dyspnéejurémique, la diete lactée et le bromure de potassium.

11 faut surtout penser à cette dernière, que l'on confond très souvent avec la dyspnée cardiaque proprement dite. On sait que la dyspnée cardiaque s'est accusée d'abord seulement au moment de l'effort. Plus tard, la dyspnée cardiaque s'est montrée au repos d'abord dans le décubitus gauche au moment de l'hvpertrophie, puis dans le décubitus droit, quand est survenue I Imsulfisance tncuspide par dilatation; enfin, elle est devenue llorthopneeet a forcé le malade à quitter le décubitus dorsal ipour prendre la position assise, alors qu'est survenu un œdème ipulmonaire notable.

La dyspnée urémique, au contraire, se montre d'une manière .soudame par des accès de détresse qui ressemblent jusqu'à un œerlam point à l'asthme. Ces accès se produisent surtout au onoment ou le malade va s'endormir et cesse de contribuer voliontairement à sa respiration. Le patient est pris alors de dyspnée eBt de cauchemars qui le réveillent en sursaut et le laissent encore quelque temps égaré par la représentation du rêve qui persiste

7S6 TRAITEMENT DE LA DÉTRESSE CARDIAQUE ET DE l'aSYSTÛLIE.

Je répéterai donc ici ce qu'il faudra faire, pour ainsi dire, à chaque chapitre : avant de traiter directement le trouble cardiaque, faire disparaître les obstacles morbides de la circulation générale. Le traitement des symptômes cardiaques ne peut se faire sans cela.

Au point de vue thérapeutique, il faut comprendre dans un même chapitre les phénomènes de l'asystolie, c'est-à-dire la dyspnée, la lipothymie, la défaillance et la syncope. Ici, il ne s'agit plus de réprimer la violence des battements du cœur, mais, au contraire, de ranimer les contractions cardiaques et vasculaires. Cette indication est remplie par les cordiaux ou excitants du cœur et des vaisseaux. Ces cordiaux s'administrent de trois manières : par la bouche, par les voies respiratoires et par la voie sous-cutanée, c'est-à-dire la voie lymphatique.

Les cordiaux qui s'administrent par la bouche sont: le vin, l'alcool, le café, l'éther et les végétaux aromatiques, à principe volatil, connus en thérapeutique sous le nom de stimulants diffusibles.

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