THÉ, CAFÉ, STIMULANTS DIPFUSIBLES
A côté de ces substances, il convient de citer le thé et le café, puis tous les aromatiques.
Je n'ai pas à m'étendre sur ces deux premiers moyens, qui sont entrés dans les usages domestiques.
Les autres stimulants diffusibles appartiennent pour la plupart à la famille des labiées et à la famille des ombellifères. Les premières comprennent la lavande, la menthe, le thym, le romarin, la mélisse, la sauge. Toutes ces plantes renferment une huile essentielle qu'on retire par distillation et qui est composée d'un hydrocarbure et d'une sorte de camphre.
La famille des ombellifères comprend le fenouil, l'ammi, le
(1) Formulaire pratique des hôpitaux civils de Paris, 1832, par Ratier.
(2) Formulaire pharmaceutique à l'usage des hôpitaux militaires de France Paris, 1839. '
(3) Dinpe7îsairc des hureaicx de charité de Paris, 1819. CO Cadet de Gassicourt, Formulaire magistral.
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carvi, l'anis, l'aneth, la coriandre, le cumin, dont les fruits fournissent une huile essentielle aromatique ; et, d'autre part, le galbanum, la gomme ammoniaque, le sagapénum etl'opoponax, qui renferment une gomme-résine comprenant une huile volatile, une résine et de la gomme.
Je ne puis songer à entrer dans des détails sur toutes ces plantes; je ne m'occuperai que des principales.
l'alcoolat vulnéraire et l'arquebuse.
Bien longtemps avant que M. Pasteur découvrît les microbes dans l'air et que Lister créât la méthode antiseptique, on savait deux choses : c'est que les plaies exposées à l'air guérissaient moins bien que les plaies non exposées, et d'autre part, c'est que les substances aromatiques préservent les matières animales de la putréfaction. Cette dernière vérité, connue depuis les temps historiques, avait fait adopter, comme espèces vulnéraires, des plantes aromatiques. Le Codex, en effet, désigne comme espèces vulnéraires les plantes suivantes :
Feuilles et sommités d'absinthe, de bétoine, de bugle, de calament, de chamœdrys, d'hysope, de lierre terrestre, d'origan, de pervenche, de romarin, de sanicle, de sauge, de scolopendre, de scordium, de thym, de véronique, les fleurs d'arnica, de pied-dechat et de tussilage.
Lorsque les Arabes eurent inventé l'alcool, on distilla ces plantes et l'on en fit une teinture qui porta le nom d:alcoolat vulnéraire, ou eau d'arquebusacle, ou eau vulnéraire spiritueuse (1).
Mais les blessés ne se bornèrent pas à se panser avec cette eau d'arquebusade, ils en burent et trouvèrent que c'était un excellent cordial. Aussi l'usage s'en est-il conservé, et, quand un
(1) L'alcoolat vulnéraire est fait avec les plantes suivantes : Feuilles fraîches de : absinthe, angélique, basilic, calament, fenouil, hysope, marjolaine, menll.e poivrée, origan, romarin, rue, sarriette, sauge, serpolet, Ihym, de chaque : 100 grammes. Ajoutez sommités fleuries d'hypéncum, |00; avando, 100; alcool îi 80 degrés, 1000. Macérez dix jours. Pour fa.re alcoolat vulnéraire, on prend les espèces précédentes employées pour la teinture vulnéraire, on met macérer pendant six jours dans /, 300 grammes d alcool u 60 degrés et l'on distille pour obtenir 3 000 grammes d'alcoolat.