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PIQURES, SCARIFICATIONS

flammée et que, distendue, elle s'est laissé érailler, et que par là il se fait un suintement de liquide.

Position à donner au malade. Pour que les piqûres soient efficaces, il faut que le malade soit assis, afin que la déclivité entraîne les liquides par la pesanteur. Ce n'est que dans certains cas qu'on laissera le malade couché, et nous verrons quelles précautions il faudra prendre.

2" Lieu d'élection des piqiires. Il semblerait que les lois de la pesanteur forcent à faire les piqûres aussi bas que possible, par exemple aux talons. Il n'en est rien. Il faut surtout choisir les endroits où la peau résiste le moins à la pression par les liquides.

On peut faire des piqûres sur la partie la plus saillante de la région tarsienne boursouflée, mais l'écoulement dure peu.

La lymphe plastique contenue dans la sérosité réunit la plaie par première intention et l'écoulement cesse bientôt.

De même, il est inutile de faire des piqûres dans le bas de la jambe au-dessous du mollet. Dans cette région, le tissu conjonctif est trop serré, et la sérosité s'y écoule difficilement.

Le lieu d'élection pour ces piqûres est à la face interne de la jambe, à 3 ou 4 centimètres du tibia et à une hauteur qui correspond à la fin du mollet. On peut encore en faire à la partie supérieure de la jambe, à la hauteur de la jarretière.

Aux cuisses, on les fait à la partie la plus déclive, toujours à la face interne, soit au tiers inférieur, soit au tiers supérieur.

Aux bourses, on les fait à \ centimètre ou 2 duraphé, à 2 centimètres au moins au-dessus de la partie qui repose sur le lit ou le fauteuil, pour que, quand les bourses seront désemplies, la piqûre ne se trouve pas cachée à la face inférieure, et par conséquent fermée par la compression.

A l'abdomen, les piqûres se font dans la région sus-pubienne, dans le pli formé par la peau de la région hypogastrique.

^ 3° Le procédé opératoire consiste le plus souvent à faire des piqûres avec une aiguille un peu forte, flambée à la flamme d'abord, puis trempée dans l'huile. On l'enfonce de 2 ou 3 centimètres, jusqu'à ce qu'on rencontre l'aponévrose. On la laisse une minute environ pour qu'elle fasse son passage.

glO TRAITEMENT DES HYDROPISIES.

Le docteur Soulhey (1) (de Londres) a proposé, pour cet usage, un petit trocart muni d'une canule en argent. Cette petite canule, longue de 21 millimètres, porte à son extrémité un petit renflement de 3 millimètres pour l'arrêter à l'extérieur. Son diamètre extérieur est de 13 dixièmes de millimètre ; il est percé sur les côtés de deux trous.

On ajoute à la partie renflée un tube de caoutchouc d'une longueur variable et d'un diamètre extérieur de 23 dixièmes de millimètre. Ce trocart a pour but de ne pas laisser la sérosité couler le long des membres et de la conduire dans un vase qui la recueille et permet, par conséquent, d'en mesurer la quantité.

Quand les malades sont levés ou fixés dans un fauteuil, cet appareil n'est pas utile ; mais il en est autrement si le malade est confiné au lit alors on évite, par ce moyen, de mouiller la literie. Mais il faut que les malades soient tranquilles et dociles, sans quoi le caoutchouc se détache, et le liquide, gagnant les parties les plus déclives, va inonder draps et matelas.

On peut encore faire des piqûres avec une lancette ou un bistouri, mais les plaies faites par l'instrument tranchant ont cet inconvénient qu'elles se réunissent souvent par première intention et ne fournissent plus de liquide.

On peut faire également une piqûre avec la pointe du thermocautère.

Les piqûres une fois faites, le liquide s'écoule goutte à goutte et cela d'une manière continue. La peau est souvent irritée, tant par la distension qu'elle a éprouvée que par le contact du liquide.

En pareil cas, le mieux est d'envelopper les jambes avec de la toile rendue imperméable par une couche de caoutchouc.

La quantité de liquide qui s'écoule par ces plaies varie beaucoup, elle est quelquefois considérable et peut monter à plusieurs litres dans les vingt-quatre heures. Elle diminue ensuite avec la tension de la sérosité infiltrée. En général, l'écoulement s'arrête au bout de quelques jours, et quelquefois do vingt-quatre heures, parce que la sérosité s'est coagulée et a

(1) Association française pour l'avancement des sciences, session du Havre,

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