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BROMURE DE POTASSIUM

Le bromure de potassium a été prescrit contre toutes les affections nerveuses et, par suite, contre la maladie de Basedow. Gubler est un de ceux qui l'ont prôné contre cette maladie ; mais, en somme, il a peu d'action, et il rend peu de services. Il en est de même de la digitale, qui calme par moments les palpitations; mais ces deux médicaments sont très inférieurs à l'iode et à l'hydrothérapie.

LA DUBOISINE.

La duboisine (2) est extraite du duboïsia myoporotdes. Gerrard (3), qui a extrait cet alcaloïde, dit qu'il se présente sous la forme d'une masse visqueuse jaune, très soluble dans

(1) Traité de thérapeutique, par Trousssau, Pidoux et C. Paul, 9" édition,

(2) Le SLsia myoporotdes est un arbuste de l'Australie et de Nouvelle- Calédonie, dont les caractères sont intermédiaires à ceux f -^'j scrophulariacées et des solanées, dont les fleurs blancbes e P^^ PJ^ lent pendant la majeure partie de l'année. Ses caractères botaniques ont aé décrits par Panclié et de Lanessan [Bulletin de thérapeutique, 1878, t. 1 ,

^'(8) Holmer et Garrard, le Duboisia myoporoïdes, son alcaloïde. Extrait du Pharmaceutical Journal des 9 mars et 6 avril 1878, par M. Menu.

DUBÛISINE, HYDROTHÉRAPIE. 81li

Talcool, le chloroforme, l'éther, l'eau, à laquelle il donne une réaction alcaline.

Cet alcaloïde est très voisin chimiquement de l'atropine et Ladenberg (I) (de Kiel) le déclare identique chimiquement à l'hyoscj'amine.

La duboisine jouit des principales propriétés de l'atropine ' elle produit la paralysie du muscle ciliaire à une dose moitié moindre que l'atropine, mais son action dure moitié moins longtemps. Elle se recommande donc pour corriger les altérations de la réfraction, mais elle irrite la conjonctive plus souvent que l'atropine (a).

Gubler (3) a fait des expériences pour connaître son action

pathogénétique. Il l'a introduite en injections sous-cutanées, sous , forme d'une solution de mlfaie de duboisine k Is. dose de 1 milligramme. 11 a obtenu, au bout de quelques minutes, de la sécheresse de la gorge et de la soif, comme avec l'atropine, de même la mydriase, pms une accélération du pouls et de la rougeur de la peau. Il a de môme fait cesser par ce moyen les sueurs d'un phthisique. En résumé, la duboisine lui a produit les phénomènes de l'atropine. M. Dujardin-Beaumetz (4) a employé ces mêmes injections, à la dose d'un quart et d'un demi-milligramme, dans de leau distillée de laurier-cerise. Chez deux malades atteintes de goitre exophthalmique, elles ont notablement amélioré leur état. Les battements dans le goître ont diminué et les palpitations ont disparu presque entièrement. Mais au bout de huit jours, il y eut des phénomènes d'ivresse et de délire passagers, preuve de l'accumulation de doses; il a fallu' cesser pour reprendre plus tard.

l'hydrotiiérapie.

L'eau froide est. en somme, le meilleur traitement de la maladie de Basedow. M. Béni-Barde (5) formule ainsi le traitement hydrothérapique.

(1) Ladenberg, Pharmaceut. Zeitunrj, XXV. n» 20, 1880.

W b. D. Risley, American Journal, N. s., CLVIII n /.m n.,„-i .o„n

(3) aubier. Bulletin de thérapeutique, 1878, L lor, ' ''''' '''''

CO Dujardin-Beaumetz, Société de théraDeuliaiiP ' issn

(^) Béni-Barde. Traité r/V.y./,.//.^/,^.;,/., p' s^li^'^î '

gl8 TRAITEMENT DU GOITRE EXOPHTHALMIQUE.

La meilleure méthode consiste dans l'emploi de la douche mobile ; elle doit être générale, froide, courte et légèrement percutante, surtout au début du traitement. Si elle est mal supportée, on donne la douche tiède, ou on se contente de faire des lotions. Peu à peu, on augmente l'énergie de la douche et on baisse la température. On y joint au besoin des bains de siège froids, des douches utérines, des bains de pieds chauds ou froids contre l'aménorrhée ou contre les métrorrhagies, des dou. ches écossaises contre les douleurs, des demi-maillots ou des ceintures humides contre les troubles des organes digestifs. On a pu ainsi, par un traitement de quatre h huit mois, et même davantage, obtenir des guérisons complètes.

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