PALPITATIONS NERVEUSES
On peut donc rangci- ainsi par ordre de fréquence les palpitations nerveuses. D'abord il existe une disposition congénitale qu'on nomme Vémotililé et qui rend les palpitations fréquentes pcfur la moindre émotion (fig. 14.). Puis viennent l'hystérie et l'hypocondrie et les autres affections psychiques; puis les maladies du cerveau et de la moelle épinière ou de leurs membranes, les tumeurs de la cavité crânienne ou rachidienne.
Quelques affections locales nerveuses peuvent encore les produire, comme des tumeurs sur le trajet des nerfs du cou ou de la poitrine, des névrites ou même d'autres lésions nerveuses encore. Citons le cas observé par Skoda, avec autopsie faite par Rokitanski, dans lequel le nerf phrénique droit était envahi par
Fig. 14. Tracé de la pointe du cœur pi-is olicz une jeune fille émolile (Alice L..., 17 ans).
une dégénérescence calcaire d'un ganglion formant 'une tumeur bleue foncée. Le grand nerf cardiaque était également couché dans une masse semblable et, en avant de la bronche gauche, les filets ascendants du pneumogastrique gauche étaient comprimés dans une masse bleu foncé ressemblant à des ganglions bronchiques noircis par le pigment.
Les palpitations peuvent être encore produites par des altérations du sang, en tête desquelles il faut placer l'anémie.
Je donne ici un tracé pris sur une jeune fille chloro-anémique, avec le cardiographe, au niveau de l'artère pulmonaire (fig. J5).
La chloro-anémie n'est pas seule à donner des palpitations; on en voit encore dans l'intoxication par l'alcool, le café, le thé et le tabac.
Mais il est d'autres réflexes pathologiques qu'il faut indiquer. Au début de la phthisie pulmonaire, alors que les lésions sont à