PALPITATIONS DES DYSPEPTIQUES
du poumon gauche et caractérisée par une bouffée de râles sous-crcpitants, au sommet, dans la fosse sus-épineuse gauche.
Il y a enfin des palpitations symptomaliques des dyspepsies et, plus souvent, des dyspepsies flatulentes, et qui sont très reconiiaissables.
Les malades viennent consulter, se plaignant d'une affection du cœur. Ils accusent un point de côté, une douleur intercostale au niveau de la pointe du cœur. Ils se plaignent d'éprouver dans cette région des contractions, une sorte de crampe douloureuse dans la région de la pointe ; l'examen du cœur ne révèle rien que des palpitations, mais l'examen clinique fait reconnaître une dyspepsie, le plus ordinairement flatulente, avec dilatation du grand cul-de-sac de l'estomac, et l'on s'aperçoit alors que les palpitations sont surtout produites par l'estomac, qui vient se présenter au cœur comme un tambour sur lequel la pointe vient battre. Alors il y a des palpitations. Un examen attentif fait penser que la douleur est produite par une distension du diaphragme au point d'insertion aux côtes.
J'ai vu un grand nombre de ces malades tant en ville qu'à l'hôpital, et si je n'en donne pas les observations, c'est pour ne pas augmenter indéfiniment ce livre.
L'explication de ce fait se trouve dans l'expérience de Neumann, qui a vu sur la grenouille qu'une excitation légère de la muqueuse détermine des palpitations. La marche de ces palpi-
■ tations est absolument subordonnée à celle de la maladie prin- 1 cipale. Si la maladie principale guérit, les palpitations dispa-
ji raissent.
j En résumé, l'examen des tracés ci-dessus montre bien que l'ef- ^ ' fort du cœur n'est guère augmenté et que la tension artérielle est faible, tant dans le système à sang rouge que dans le système à
■ sang noir, et il n'est pas exact de dire, comme on le faisait aui trefois , que les palpitations produisent à la longue l'hyper- I trophie.