CHAPITRE XII
ENDOCARDE ET ENDOCARDITE.
Points de repère anatomiques. — L'endocarde, c'est-à-dire la membrane séreuse qui recouvre la face interne des cavités du cœur, se compose ainsi :
1° D'une couche endothéliale, constituée par un épithélium pavimenteux ;
2° Une couche sous-endolhéliale, formée par de grandes cellules aplaties, dirigées parallèlement à la surface interne de l'endocarde. Elles sont munies d'un noyau lenticulaire renflé au centre, et séparées les unes des autres par une substance fondamentale hyaline ;
3° Une couche conjonctivo-élastique, la plus profonde, qui varie d'épaisseur suivant les points. C'est ainsi quelle est dix fois plus épaisse au niveau de l'oreillette gauche que dans la cavité du ventricule.
C'est l'endocarde qui forme par son adossement les replis valvulaires. Notons que la face ventriculaire des valvules aortiques est moins épaisse que la face aortique. Ces deux feuillets s'accolent l'un à l'autre par l'intermédiaire detractusqui émanent des anneaux fibreux du cœur.
Les vaisseaux et nerfs de l'endocarde sont très nombreux ; ils ne pénètrent pas toutefois l'épaisseur de la membrane ; ils sont situés dans la couche la plus profonde, ou couche conjonctive. Cependant, sur les valvules auriculo-ventriculaires, on peut voir un certain nombre de vaisseaux capillaires qui dépassent leur bord adhérent et s'infiltrent entre les deux lames de l'endocarde, quelquefois môme rampent à leur surface, tandis qu'on ne trouve pas de vaisseaux dans les valvules sigmoïdes.