VALVULE MITRALE
Ces détails sont très bien représentés dans les figures 46, .47, 48, empruntées à Marc Sée (Archives de physiologie, 11° série, t. Ior, pl. xxvn).
La valvule mitrale s'insère par un bord adhérent au pourtour de l'orifice mitral et à son bord libre et terminé par des cordages tendineux.
I. Les cordages tendineux de premier ordre, les plus forts, se
Fig. 49. Pctito valvule mitrale vue par derrière). (Cruveilhier.)
continuent sur la face externe de la valvule et vont s'insérer sur l'anneau fibreux ; les uns sont libres, les autres sont adhérents.
En descendant vers leur insertion à la pointe des colonnes charnues de premier ordre, les tendons se rapprochent et se réunissent entre eux comme les cordages d'un ballon.
IL Les cordages de deuxième ordre s'arrêtent sur les côtés de la valvule, sans aller jusqu'à l'annexe fibreuse de l'orifice.
III. Les cordages de troisième ordre s'arrêtent au bord libre
de la valvule ; ils naissent ordinairement des tendons et rarement des piliers.
En résumé, la grande valve mitrale divise la cavité du ventricule gauche en deux parties inégales. Celle qui est en avant, ou cavité artérielle, est lisse sur la face valvulaire, lisse sur la face antérieure formée par la cloison. Elle ne possède de colonne charnue ni de premier ni de second ordre, ne présente de colonne charnue de troisième ordre que dans la partie inférieure, de manière à ne présenter aucune rugosité qui gêne le départ du sang pendant la systole.
Derrière la grande valve mitrale qui forme cloison avec le pilier antérieur se trouve en haut le canal mitral qui va de l'orifice auriculo-valvulaire au bord valvulaire, puis le treillage des tendons qui sert de communication entre les deux parties artérielles et veineuses du ventricule, et au-dessous les piliers des colonnes charnues du premier ordre.
Points de repère physiologiques. — Gomment ces organes fonctionnent-ils pendant la vie?
Il faut ici diviser la question en deux : ce qui a lieu pendant la systole et ce qui a lieu pendant la diastole.
Quant à ce qui se passe pendant la diastole, tout le monde est d'accord depuis Galien.
En effet, Galien disait que, pendant la diastole, le cœur, en se dilatant, tend les colonnes charnues et les valvules et les orifices veineux s'ouvrent. Cette théorie, formulée de nouveau en 1679 par Lower, est adoptée par tout le monde.
11 n'en est pas de même de ce qui se passe dans la systole. Un grand nombre de théories ont été émises à cet égard. Elles ont été fort bien résumées dans les derniers temps par M. Marc Sée, qui a donné de cette fonction une théorie des plus satisfaisantes.
La première théorie, qui commence à Lower, en 1679, regarde l'occlusion des orifices par les valvules comme un fait passif: c'estjla pression du sang qui les soulève et les étale en les faisant