‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 107 sur 413 · FONCTIONS DE LA MITHALE · texte numérisé non relu

FONCTIONS DE LA MITHALE

se joindre par les boi'ds. C'est la théorie du jeu des sigmoïdes appliquée aux valvules veineuses ou auriculo-ventriculaires.

Ainsi Lower, en poussant un courant d'eau par l'aorte ou en pressant le. cœur rempli d'eau, voit le cœur se raccourcir ; les piliers se rapprochent de la valvule, les tendons sont relâchés et les valvules refoulées par l'eau. Il en conclut que les choses se passent ainsi dans la systole.

Vieussens (1715) adopte cette théorie, en ajoutant que les piliers charnus ont pour fonctions d'empêcher le renversement des valvules clans la cavité des oreillettes. "Winslow (1732), Haller (1737), adoptent la même théorie. Sénac, en 1749, se range également à la même opinion, mais il ne croit pas, comme Vieussens, au maintien des valvules par les colonnes charnues ; il croit que les valvules bombent dans l'oreillette comme un couvercle. Adelon (1829), A.Béclard (1834), Magendie (1836), Valentin (1850), Ruedinger (1859), admettent la théorie de Lower et de Vieussens.

Wundt(l865) y ajoute une subtilité, il pense qu'après la systole les piliers restent contractés, au début de la diastole, pour tirer les valvules vers la cavilé venlriculaire et ouvrir le passage auriculo-ventriculaire. Les expériences faites sur les animaux vivants ont semblé j us lifler cette théorie. M. Colin, introduisant son doigt dans l'oreillette gauche, jusque clans le ventricule, sent les valvules auriculaires se soulever (1850). La contraction des muscles papillaires est compensée et au delà parle rapprochement des parois. Plus lard (1874), M. Colin admet que les valvules ne se louchent pas par leur dentelure.

MM. Luton (1808) et Longet(1869) admettent la théorie de Lower avec cette différence que, pour eux, les valvules s'adossent par leur surface interne et par leurs bords; elles ne font donc pas saillie dans l'oreillette.

Pour Spring (1800), les muscles papillaires se contractent un peu avant la sysLole ventriculaire, c'est-à-dire pendant la systole auriculaire, pour aider à faire pénétrer dans le ventricule la quantité de sang en surplus qui va déterminer la syslole ventri- '"'aire. Puis, pendant la systole venlriculaire, les muscles pa-

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pillaires resteront passifs et c'est l'allongement du cœur pendant cette systole qui tendra les valvules.

MM. C.-P. Sandborg et Worm Muller, de Christiania (1), admettent la clôture passive de la valvule mitralo par pression du sang sur sa face inférieure, et comme dans leurs expériences sur le cœur du bœuf en rigidité cadavérique et congelé les valvules sont dirigées vers la pointe, ils pensent que les muscles papillaires ne contribuent pas à la clôture de la mitrale. C'est là une erreur.

Fig. 50. Position respective des trois muscles papillaires.

Remarquons que dans toutes ces théories il manque un point capital, c'est que la systole est un acte actif par contraction musculaire, qu'une théorie passive peut bien convenir à la diastole, mais que pour la systole il faut considérer avant tout que le cœur est dans son moment de plus haute activité.

Passons maintenant à la seconde théorie ou théorie de Yocclusi'on active.

(I) C.-P. Sandborg et Worm Muller, Études sur le mécanisme du cœur. Christiania, 1880.

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