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CHAPITRE XV

SCLÉROSE DE LA VALVULE ET DE L'ORIFICE MITRAL. RÉTRÉCISSEMENT. - INSUFFISANCE.

Points de repère anatomo-pathologiques. — Nous avons vu que l'endocardite aiguë atteint la valvule mitrale beaucoup plus souvent que les autres régions de l'endocarde. Ces lésions occupent en général la face auriculaire de la valvule, c'està-dire le canal mitral. Enfin on a vu encore que sur cette face la partie la plus fréquemment atteinte est le bord libre de la valvule. Si le processus est lent, il se fait une sorte de sclérose par le fait de la prolifération du tissu conjonctif de la valvule. Celle sclérose envahit en outre les tendons qu'elle raccourcit et gagne les extrémités libres des muscles papillaircs, qu'elle indure et immobilise. Plus tard il se fait dans celte valvule des incrustations calcaires déjà signalées par Sénac en 1778.

Ces incrustations se font surtout au bord libre.

Enfin, dans quelques cas rares, les lésions siègent à l'orifice; ce sont alors des végétations qui subissent également plus tard l'incrustation calcaire.

Le diagnostic de ces lésions de la valvule mitrale avait précédé l'auscultation. Corvisart, en 1811, avait déjà indiqué que le frémissement perceptible à la main pouvait servir à reconnaître le rétrécissement des orifices. Mais, en 1816, Laennec, en découvrant l'auscultation, donne des signes beaucoup plus certains et démontre l'existence d'un bruit de souffle cardiaque, et il ajoute: « S'il est dû au rétrécissement de quelques-uns des orifices du cœur, il est beaucoup plus fort. Le lieu et le temps où on le perçoit indiquent l'orifice affecté. Lorsqu'il est à gauche, on sent un frémissement qui rappelle la sensation que donne le

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