SUITES DE LA SCLÉROSE MITRALE
nent moins de part à l'action commune, et l'insuffisance de l'énergie cardiaque se prononce.
La sclérose mitrale, dans ces conditions d'affaiblissement du cœur, ne permet plus à chaque révolution cardiaque de faire passer autant de sang par l'organe central : de là une (tension dans les veines pulmonaires et une congestion pulmonaire et bronchique qui diminue le champ de l'hématose; de là la dyspnée et les efforts de respiration sous forme de soupirs pour amener une plus grande quantité d'air; de là une expectoration spumeuse, sorte de transsudation bronchique, et, à l'auscultation, d'abord la congestion du poumon et bientôt l'œdème aux deux bases avec sa matité, son silence respiratoire et ses râles sous-crépitants, perçus à la surface du niveau de l'œdème.
D'autres fois des hémoptysies. La tension du sang dans les veines pulmonaires, le rétrécissement du champ vasculaire par la congestion et l'œdème amènent peu à peu une tension plus grande du sang dans l'artère pulmonaire ; et, dans le ventricule droit, les veines caves trouvent une résistance plus grande et le ventricule se dilate, rendant la valvule insuffisante.
A ce moment, commence la tension dans la veine sus-hépatique, dans tout le système porte et les veines des membres inférieurs. L'œdème paraît aux malléoles d'abord, le soir seulement, puis toute la journée, et l'hydropisie gagne peu à peu remplissant l'abdomen, la plèvre et le péricarde.
Alors vient l'asphyxie caractérisée par la dyspnée, la congestion de la face et des yeux, la saillie des jugulaires, la cyanose des lèvres, des ongles et des genoux, puis viennent des symptômes de la congestion intestinale, souvent un peu de diarrhée et de la congestion rénale avec ou sans albuminurie. A mesure que le myocarde faiblit, le pouls perd de son ampleur et augmente de fréquence. Il devient peu à peu assez faible pour être 'l'abord incomptable, puis plus tard insensible.
Le sang arrivant au cerveau en quantités de moins en moins grandes, l'activité cérébrale diminue, le malade tombe dans la somnolence; au réveil, il est pris de vertiges : de là une innervation moins vigoureuse du cœur, etc. 11 devient alors difficile d établir la part de l'asystolie, de l'œdème des viscères cl de "