LÉSION DE L'AORTE DESCENDANTE
et le reste de la région préeordiale ou est également oxempt. On peut donc penser que la valvule mitrale est saine.
Le siège des varices, le soulèvement des cartilages font penser que la lésiou siège a l'origine des gros vaisseaux.
L'auscultation du deuxième espace intercostal droit, à l'origine de l'aorte, ne révèle aucun bruit. On entend seulement dans les vaisseaux du cou, du côté droit, un murmure continu un peu rude, donnant la sensation d'un bruit rotatoire.
Au contraire, si l'on ausculte le deuxième espace intercostal gauche, et surtout le troisième, ùd entend un bruit de souffle fort qui paraît correspondre au second bruit. Ce bruit a son maximum à l'origine du quatrième cartilage du côté gauche, à son insertion sternale. On trouve, par un examen plus attentif, que le bruit est double, qu'il couvre le bruit systolique comme le bruit diastolique. Le bruit de claquement valvulaire ne s'entend pas. Le schéma qui représente la surface où s'entend ce bruit a la forme d'une poire dont la pointe serait dirigée vers la pointe du cœur, et la base serait placée dans le premier espace intercostal, de sorte que son grand axe serait sur une ligne allant de l'articulation sterno-claviculairc droite à la pointe du cœur.
Le problème diagnostique se posait donc dans les termes suivants :
1° S'agit-il d'une lésion du péricarde?
2° D'une lésiou de l'orifice sigmoïde de l'aorte?
3° D'une lésion de la crosse de l'aorte?
4° D'une affection de l'artère pulmonaire?
Examinons d'abord l'hypothèse d'une lésion du péricarde. Le souffle étant double, superficiel et un peu râpeux, on doit penser à une lésion possible