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LÉSION DE L'AORTE THOHAOIQDB

du péricarde. Le fuit n'était pas vraisemblable, pour les raisons suivantes : 1° il faudrait admettre que la périeardite a été primitivement chronique, puisque la malade ne s'est jamais alitée; 2° l'absence de fréquence du pouls est encore défavorable à cette hypothèse; 3° il n'y a pas de frémissement cataire; 4° le bruit de souffle se propage le long du sternum, en remontant vers la carotide gauche, et la où l'on entend d'ordinaire le maximum des bruits péricardiques le long du sternum, dans sa partie inférieure, le bruit décroît d'une manière notable.

S'agit -il d'une insuffisance aortique? Cette hypothèse serait la plus vraisemblable, au premier abord, puisque cette insuffisance est souvent caractérisée par un double bruit de souffle siégeant à la base du cœur sous le sternum. En outre, le second bruit est plus important, il est très prolongé et s'entend, sous le sternum, dans la région moyenne. Il n'est pas question du rétrécissement, qui donnerait un bruit ascendant vers la droite, bruit de souffle rude et vibrant.

A l'hypothèse d'une insuffisance s'opposent les raisons suivantes : il n'est pas habituel de voir dans cette affection les bruits siéger à gauche du sternum, à l'origine du quatrième cartilage ; en dernier lieu, le tracé sphygmographique est celui de l'athéromi; artériel et non celui de l'insuffisance. Il faut donc chercher si d'autres hypothèses ne rendraient pas mieux compte du phénomène observé.

Abordons l'hypothèse d'une affection de l'aorte. Il s'agirait non p is d'une affection du bord convexe de la crosse, mais d'une lésion de sa partie concave ou de sa partie gauche. Or, il existe précisément dans la science un certain nombre d'observations, et en particulier dans le mémoire de M. Duroziez, observations dans lesquelles la lésion placée dans cette région a donné lieu précisément ;\ des phénomènes semblables. Le siège était à gauche du sternum et, comme ici, dans le troisième espace intercostal. Cette hypothèse expliquerait très bien le soulèvement des côtes et le développement des varices.

Quant à la dernière hypothèse, celle d'une lésion de l'artère pulmonaire, caractérisée alors par une insuffisance seule, elle peut à peine être posée. Cette affection est des plus rares, elle n'a pas encore été rencontrée isolée» et, dans les cinq faits connus, elle était liée au rétrécissement avec induration des valvules sigmoïdes de cette artère.

En résumé, le diagnostic paraît être celui-ci : lésion aortique liée, à une altération, non de l'orifice, mais bien de la crosse de l'aorte, lésion sic. géant probablement dans la partie gauche de cette artère.

L'autopsie est venue peu de temps après confirmer ce diagnostic. Elle a montré, eu effet, que le péricarde était sain, que les quatre orifices du cœur étaient absolument intacts et que la lésion siégeait en effet dans l'aorte. Elle consistait dans une dégénérescence athéromateuse dont le maximum se trouvait au niveau ded'aorte descendante après l'émission de la sous-clavière gauche. En ce point, les plaques sont rudes, calcifiées,

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