CHAPITRE XXY
Les affections de l'artère pulmonaire sont de deux ordres : celles qui sont contractées pendant la vie intra-utérine et qui portent généralement le nom de congénitales, et celles qui sont contractées pendant la vie extra-utérine et qui sont beaucoup plus rares. Il ne sera question ici que de celles qui sont acquises pendant la vie extra-utérine.
Un chapitre spécial sera consacré aux maladies de cœur dites congénitales.
Avant d'aborder l'étude des maladies de l'artère pulmonaire, nous rappellerons d'abord les points de repère anatomiques et physiologiques.
Points de repère anatomiques. — Artérielle par sa structure et ses fonctions, veineuse par la nature du sang qu'elle contient, l'artère pulmonaire était justement nommée veine artérieuse par les anciens.
L'artère pulmonaire naît de l'infundibulum du ventricule droit et se porte en haut et à gauche au-devant de l'aorte qu'elle croise à angle aigu. Après avoir embrassé la concavité de l'aorte, c'est-à-dire après un trajet de 3 centimètres, elle se divise en deux branches destinées l'une au poumon droit et l'autre au poumon gauche.
L'origine de l'artère pulmonaire correspond à la partie interne du deuxième espace intercostal gauche et s'étend à 3 centimètres en dehors de ce bord. Une aiguille enfoncée à une distance de 8 à 12 millimètres, 2 centimètres environ du bord gauche du sternum, va traverser la valvule semi-lunaire antérieure. Il y a, du reste, peu de divergences à cet égard. M. Bucquoy place cet