‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 246 sur 413 · LE COEUR DES BOSSUS. B · texte numérisé non relu

LE COEUR DES BOSSUS. B

« Tantôt, dit M . Jules Uuérin, la dilatation du thoràx est nulle des deux côtés, tantôt incomplète à droite ou à gauche. La respiration est exclusivement diaphragmatique ou abdominale dans un grand nombre de cas. Il y a un mouvement partiel des côtes supérieures du côté convexe et rentrée partielle de la base du thorax du côté concave ; enfin, mouvement d'ascension de la totalité du thorax (1). »

• Les bossus ont de la dyspnée pour le moindre effort ; mais cette dyspnée s'aggrave à la moindre affection des voies respiratoires. La bronchite la plus simple pour un autre peut être mortelle pour eux.

Stoll (2), en relevant les registres de l'hôpital de la Trinité, trouve que les bossus sont morts de pneumonie, d'asthme, de pleurésie et de phthisie. Peut-être la mort par phthisie est-elle moins rare qu'il ne le croyait.

La percussion de la poitrine donne, en arrière, du son mat du côté convexe et de la sonorité du côté concave. La matité s'explique par la présence des corps vertébraux et l'atéleclasie du poumon. En avant, il y a de la sonorité sous les clavicules.

L'examen du cœur est caractéristique. La pointe bat, en général, dans Je cinquième espace intercostal, quelquefois dans le sixième, un peu plus rarement dans le quatrième ; enfin, sur vingt cas; je l'ai trouvée dans le troisième, La distance de la pointe est, en général, augmentée (10 centimètres), et cela est d'autant remarquable que la plupart des bossus, sont petits. L'angle hépatique est souvent abaissé et le bord vertical écarté de la ligne médiane, en moyenne : 4 centimètres au lieu de 3. Ce qui est surtout remarquable, c'est que, grâce à cet abaissement de l'angle hépaLique parle fait de l'augmentation de poids du cœur droit, le bord inférieur devient à peu près constamment horizontal.

Voici, du reste, les mesures prises sur vingt bossus :

(1) Rapport de Double {Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1837). (•2) Sloll, Médecine pratique, t. Ier, p. 191.

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