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DES FORMES CLINIQUES DE LA MALADIE DE BASEDOW

11 est rare d'observer au complet, dans la maladie de Basedow, tous les symptômes notés plus haut, et Trousseau avait fait remarquer avec raison que bien des phénomènes peuvent manquer, sinon dans toute la durée de la maladie, au moins dans un certain nombre de ses périodes. Trousseau indiquait une première forme qu'il a appelée très justement forme fruste, dans laquelle il n'y a que des palpitations violentes, l'agitation cardiaque, la bronchocèle, l'exophthalmie et l'agitation artérielle faisant défaut.

Cette forme se reconnaît néanmoins 5 ce qu'elle marche par accès et que, à certains moments, elle s'accompagne de tremblements, de ^diarrhées paroxystiques, de sueurs profuses, de vitiligo, d'urlicaire.

Une seconde forme fruste est celle dans laquelle le goitre et l'exophthalmie se montrent d'abord et où les palpitations et les paroxysmes cardiaques ne paraissent que beaucoup plus tard. Une troisième forme fruste est celle dans laquelle il existe des aroxysmes cardiaques et de la bronchocclc artéricusc de irchow sans exophlhalmie.

11 y a une quatrième forme où les phénomènes cardiaques et culaires existent et où il n'y a pas de symptômes thyroïdiens. Enlin une cinquième forme serait caractérisée par l'exoplUlialie seule. Pour toutes ces formes cliniques, il s'agit, en somme, lulôt de périodes de la maladie que de formes réelles. Marche de la maladie de Basedow. — La marche aiguë est exepliunncllc ; la marche chronique est la règle.

Le début de la maladie est en général méconnu ; les malades ne viennent consulter que quand ils ont des troubles sérieux, et alors, si les yeux et le corps thyroïde ne sont pas atteints, il est rare que l'on reconnaisse la maladie. On attribue les palpitations et tous les troubles nerveux à une névrose, et ce n'est que plus tard, quand la maladie se complète, qu'on porte le diagnostic. Une fois la maladie reconnue, si l'on cherche à rafraîchir la mémoire du malade sur les antécédents, on s'aperçoit qu'il existait depuis un certain temps des troubles nerveux. Trousseau pensait que les troubles psychiques avaient été les premiers. On trouve encore, dans les antécédents, des troubles viscéralgiques mal définis. Quand la maladie vient à se caractériser, c'est presque tou- • jours par les phénomènes cardiaques. Telle était l'opinion de i Stokes et de Graves, et elle n'a guère été contestée. Il est, au i contraire, exceptionnel de voir la maladie commencer par l'exophfhalmie.

En général, la maladie est chronique; elle est lente, mais elle . marche par poussées. Les paroxysmes se montrent à des inter- valles irréguliers : tantôt tous les mois, au moment des règles; ;J d'autres fois, plus souvent, plusieurs fois par mois, par semaine ou même par jour. D'autre part, les accès peuvent ne se montrer qu'à des intervalles de plusieurs mois ou de plusieurs années.

La durée de l'accès peut n'être que de quelques heures ; mais • il peut durer plusieurs jours.

Toutes les causes qui affectent le système nerveux et surtout le système nerveux sympathique peuvent faire reparaître les accès. Il en est de même de toutes les causes d'affaiblissement: les hémorrhagies, l'inappétence prolongée et l'anémie de tout ordre, ainsi que le lymphatisme ou toute autre affection, Tadénopathie trachéo-bronchique, par exemple.

La durée est extrêmement variable ; elle peut être de quelques i jours comme de quelques mois.

Terminaison. — La maladie de Basedow se termine, le plus souvent, par la guérison; mais il faut se défier des rémissions, qui peuvent durer des semaines, des mois et môme des années.

De même que ce sont les troubles cardiaques qui commencent, ce sont eux qui disparaissent ordinairement les premiers; et

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