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DES VARIÉTÉS DE LÉSIONS CONGÉNITALES DU CŒUR

A la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci, les anaiomo-pathologistes, suivant les doctrines des naturalistes, pensaient que le cœur, avant d'arriver à l'état de développement complet, devait successivement représenter le cœur de tous les animaux rangés en série naturelle, qu'il devait successivement représenter le cœur des insectes, des crustacés, dos amphi-

bies, etc., et, chaque fois qu'on trouvait une maladie congénitale, on la considérait comme un arrêt de développement et l'on j cherchait à quel niveau le processus s'était arrêté en cherchant la ressemblance de ce cœur pathologique avec celui de tel on tel animal.

Plus tard, on a fait un progrès, et en constatant sur un cœur ainsi malade des lésions multiples, on a cherché si ces lésions multiples n'étaient pas subordonnées les unes aux autres.

Enfin Cruveilhier, Rokitansky, en constatant chez le fœtus les • traces d'un travail inflammatoire ; Dorsch, Dittrich, Peacock, en montrant la présence de la myocardite, ont prouvé que les ma- ladies congénitales sont après tout des phlegmasies contractées pendant la vie intra-utérine, et que plus il y a vice de conforma- • tion dans un cœur, plus a été précoce la maladie qui a empêché le développement ultérieur. Si nous considérons donc que toul obstacle à la sortie du sang amène une stase sanguine et empêche ! la clôture des orifices non encore oblitérés, on se fera une juste : idée de cette pathologie. Par exemple, l'intégrité de la cloison : des ventricules indique que la maladie fœtale ne s'est développée qu'après cette clôture, tandis que toute maladie antérieure et II siégeant sur un passage ultérieur du sang empêche la fermeture de cette cloison.

Depuis le commencement de ce siècle, toutes les variétés de . maladies congénitales du cœur ont été confondues, dans une même description, sous le nom de cyanose (1) ; mais, quel que . soit le mérite des auteurs qui les ont décrites, ils n'ont pu aboutir qu'à la confusion, puisqu'ils ont décrit à la fois des maladies • précoces ou tardives du fœtus, et par suite des combinaisons • varices et sans aucun rapport entre elles dans certains cas.

Nous allons donc dissocier ces affections et tenter une ébauche de description partielle.

(1) Caillot, Société des sciences de Strasbourg , 1S07; Corvisart, Essai suites maladies et les lésions orga7iiqucs du cœur, 1817, 2° édition ; Ginlrac, Sur la cyanose ou maladie bleue (Thè9o, 1814); Marc, Maladie bleue (Dict. des se. ra<?d.,1812); Louis, Archives de médecine, 1823; Ferrus, art. Cyanose [Dict. de méd., 1823 et 1835); H. Gintrac, art. Cyanose (Nouveau Dict. de méd. d de clnr., t.X, p. 619, 1869) ; Grancher, art. Cyanose (Dict. des se. méd., 1. XXIV 1" série, p. 481, 1880).

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