CAFÉINE
Caféine. — La caféine, G10H10Az*O\ découverte par Runge en 1820, est un alcaloïde faible, cristallisable en belles aiguilles blanches, fusible à 178 degrés et même volatilisable. Elle est soluble dans 93 parties d'eau à + 12 degrés ; peu soluble dans l'éther, elle se dissout bien dans l'alcool et le chloroforme. On l'extrait de la graine de café, à l'aide du chloroforme, sous forme de cafétannate double de caféine et de potasse. Jobst et Muller l'ont identifiée avec la théine, découverte, en 1827, par Oudry. Aussi, pour plus de commodité, la caféine est-elle retirée du thé pour
i l'usage commercial. Or certaines recherches récentes permettent de penser qu'il n'y a pas, entre la caféine du café et celle du thé, une identité complète.
Les recherches faites sur les animaux donnent, d'après Bing, les résultats suivants : Elle n'augmente la température du sang
I qu'à haute dose, et d'une manière passagère même avec des doses
1 mortelles. Cette augmentation de température est due à ce que la caféine agit comme excitant sur les nerfs moteurs, par suite sur
' les muscles striés, ainsi que sur le pouvoir réflexe.
Parmi ces muscles striés, le muscle cardiaque subit cette exci- talion avec les fortes doses de caféine. Il en résulte une augmentation dans la tension vasculaire, qui a été constatée sur des chiens à l'hémodynamomètre. Cette excitation cardiaque ne paraît pas dépendre de l'action des nerfs vagues, car elle persiste après leur section.
L'amplitude des mouvements respiratoires augmente égale- ment, mais d'une manière passagère. Les autres faits rapportés sur l'action de la caféine sont douteux ou contradictoires.
Nous verrons, plus tard, les effets thérapeutiques qu'on a pu en retirer.
Pour compléter la liste des toniques du cœur,il faut y joindre . le vin, l'alcool, l'éther, les excitants généraux, et l'effet moral des paroles et des promesses rassurantes, l'espoir d'un succès, la i confiance dans l'avenir, etc.