HYGIÈNE DES MALADES ATTEINTS DE MALADIES DU COEUR
Lorsqu'un malade se trouve convalescent d'une maladie aiguë qui lui a laissé une lésion cardiaque et plus particulièrement une lésion valvulaire, si les autres organes de la circulation sont en bon état et fonctionnent d'une manière satisfaisante, tout va bien au repos.
Mais si l'équilibre est troublé par une émotion, ou mieux encore si l'organisme doit accomplir un travail qui exige un certain effort, l'insuffisance de la force du cœur se manifeste aussitôt par la dyspnée et les palpitations. C'est la dyspnée d'effort comme je l'ai appelée.
Pour ne pas surmener cet organe qui est condamné à ne jamais se reposer et qui n'a pas de suppléant, il faut donc choisir pour le malade les conditions où il aura le moins d'efforts à faire supporter à son cœur.
De même nous verrons que dans le traitement des accidents consécutifs aux maladies du cœur, accidents qui se révèlent souvent au malade par la détresse cardiaque, le traitement consiste moins à fortifier le cœur qu'à supprimer les nouveaux obstacles qu'il doit surmonter.
Lorsqu'une machine à vapeur fatiguée et usée ne peut plus supporter qu'une pression de 2 atmosphères, tant que le travail qu'on lui demandera ne dépassera pas cette tension, elle paraîtra fonctionner comme une machine intacte ; mais qu'un obstacle se produise dans les tubes de circulation de la vapeur et fasse monter la pression à 3 ou 4 atmosphères, la machine sautera. Elle sautera surtout si, au lieu de dégager les obstacles des tuyaux, on surchauffe la machine pour surmonter les résistances. Si l'on veut que la machine puisse servir encore longtemps, il