CHLOROFORME
M. Vergely (de Bordeaux) a employé de môme les inhalations de chloroforme pour combattre les dyspnées cardiaques accompagnées de palpitations violentes.
M. Vergely conclut de ses expériences : 1° que les maladies du cœur ne sont pas une contre-indication à l'emploi des anesthésiques ; 2° que le chloroforme est un sédatif dans ces affections ; 3° qu'il doit, dans ces cas, être administré avec prudence. M. Vergely a pu s'en servir pour calmer des accès d'angine de poitrine (Société médicale des hôpitaux, 10 janvier 1879, rapport de M. Dieulafoy).
IODURE D'ÉTHYLE.
I/éther iodhydrique, ou mieux l'iodure d'élhyle, C4H5I, découvert par Gay-Lussac, est un liquide incolore, d'une odeur éthérée, pénétrante, d'une densité de 1 ,976, bouillant à 70 degrés, se volatilisant facilement à la température ordinaire, et mieux encore si on verse l'iodure d'éthyle dans la paume de la main.
Pour l'employer, on l'enferme dans de petits tubes de verre ayant une ampoule au milieu et ressemblant à de gros tubes à vaccin. Au moment de s'en servir, on en casse les deux extrémités ; on reçoit le liquide sur un linge, ou mieux sur la paume de la main, où il se volatilise, et l'on en aspire fortement la vapeur. Cette substance, vantée par M. G. Sée (1) dans la djrspnée produite par l'asthme, n'a qu'une action faible sur le cœur et la circulation. Cependant, elle peut faire cesser la dyspnée.