TRAITEMENT DES ACCIDENTS PULMONAIRES
phyxie et stase veineuse, on soulagera beaucoup mieux les malades par des saignées de deux ou trois palettes, c'est-à-dire de 250 à 300 grammes, qui, au début, soulageront bien, mais qu'il faudra répéter, et dont l'effet bienfaisant ira en diminuant chaque fois. •
Tant que le malade pourra marcher et sortir, on pourra user avec avantage des bains d'air comprimé. La compression devra être faite lentement en un quart d'heure ou vingt minutes, et la pression ne devra guère dépasser la surpression d'une demiatmosphère. La séance devra durer une heure, et la décompression devra être lente, presque aussi lente que la compression.
Il faudra prévenir en outre les malades, qu'en sortant de l'appareil ils éprouveront facilement du froid et manqueront de réaction. Ce phénomène est loin d'être aussi marqué au sortir des appareils médicaux à air comprimé, qu'au sortir des tubes dans lesquels on travaille sous l'eau à 3, 4 atmosphères et au delà. Mais, comme les malades offrent peu de résistance, ils doivent, s'il fait froid et surtout s'il fait du vent, attendre quelque temps pour sortir de l'établissement et surtout bien se couvrir.
Le nombre des séances de bain d'air comprimé peut être porté assez loin ; il n'est pas rare de voir des malades se trouver bien d'y aller pendant quinze jours, un mois et même deux mois.
Lorsque de la congestion on a passé à l'œdème ou à l'apoplexie, il faut arriver aux révulsifs spoliateurs, comme les vésicatoires. Seulement il y a ici des précautions à prendre en raison de l'état des reins qui en même temps laisse souvent à désirer.
11 sera bon de mettre des vésicatoires assez grands (12e x 12° X 15e, 15e x 15e) et de les recouvrir de papier huilé; non seulement pour que l'action du vésicaloire ne soit pas brutale, mais surtout pour que lorsqu'on retirera l'emplâtre il n'en resw pas de fragments attachés à la peau, et que par conséquent l'action de l'emplâtre cesse quand on jugera à propos de l'enlevea
11 est bon de no pas laisser ces vésicatoires en place trop longtemps, il est convenable de retirer l'emplâtre aussitôt que l'épij derme est décollé, ce qui se reconnaît à co qu'il est ridé et très légèrement soulevé.
On évitera presque toujours le cantharidismo par ce moyen,