‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 387 sur 413 · CHAPITRE LUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LUI

TRAITEMENT DES ACCIDENTS QUI SUIVENT L'HYPERTROPHIE. DES ACCIDENTS PULMONAIRES.

Les accidents pulmonaires qui suivent l'hypertrophie sont produits par la stase sanguine, c'est-à-dire la congestion, l'œdème, l'apoplexie et les épanchements pleuraux.

Ici, on suivra les lois ordinaires de la révulsion ; aux congestions internes, on opposera des congestions externes, les ventouses sèches en grand nombre et répétées chaque jour. Ces ventouses ont l'heureux privilège de ne causer aucune douleur au malade et de le soulager immédiatement. On les appliquera en grand nombre, lorsqu'elles sont de petit calibre, comme les ventouses appliquées dans les hôpitaux de Paris : vingt, trente, quarante, qu'on renouvellera soit toutes les vingt-quatre heures, soit même toutes les douze heures. Elles devront former une belle ecchymose violette persistante, et ne pas rester appliquées plus de huit à dix minutes. On les renouvellera fréquemment, mais on devra cesser de les appliquer si le malade est atteint d'anasarque, et si la peau ou tout simplement le tissu cellulaire sous-cutané est infiltré. En pareil cas, la succion sanguine n'aurait plus lieu, et la ventouse ne produirait que des phlyctènes qui ne soulageront .en aucune manière le malade, mais formeront des plaies qui, tout en étant superficielles, seront vite enflammées, douloureuses au contact des vêlements, et particulièrement des gilets de flanelle, et deviendront pour le malade l'occasion d'une série de petites douleurs qui l'énerveronl et contribueront à le priver du sommeil, si difficile déjà en pareil cas.

A côté des ventouses sèches, il faut placer les venlouses scarifiées; mais celles-ci n'ont aucune utilité. S'il y a tendance à l'as-

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