‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 412 sur 413 · ACUPUNCTURE · texte numérisé non relu

ACUPUNCTURE

ligence revint, mais le malade était aphasique. Au bout de trois heures, le malade put se lever et uriner volontairement; enfin, l'aphasie cessa le septième jour (1).

11° Acupuncture.

C'est Velpeau qui innova, le premier, l'acupuncture, en 1830, pour un anévrysme poplité; son cas fut malheureux.

Moore remplaça l'aiguille par une pointe de fer, dont son malade mourut cent trente-deux heures après l'opération.

Ayant fait, depuis 1878, de nombreuses applications de l'acupuncture avec des aiguilles japonaises, c'est-à-dire avec des aiguilles littéralement fines comme des cheveux, je fus convaincu de l'innocuité de ces piqûres, et je pensai, comme Brelonneau et Cloquet, qu'on pouvait les implanter impunément dans tous les organes, même les plus nécessaires à la vie.

Je fis donc, en 1878, sur un malade dont j'ai rapporté l'observation (page 700), une première série de piqûres. L'application n'en fut pas douloureuse; les aiguilles, enfoncées à 1 centimètre de distance l'une de l'autre, au nombre de cinq, pliaient comme des roseaux, sous l'influence du courant sanguin. C'étaient des aiguilles d'or, et lorsque je les ai retirées, au bout d'un quart d'heure, elles n'étaient pas altérées et no portaient pas trace de coagulation de fibrine; il est vrai que l'aiguille serrée dans les tissus avait pu être essuyée; mais, le poli de l'aiguille n'ayant pas disparu, il est probable qu'il n'y en a pas eu en réalité.

Voici le procédé opératoire :

Je plante clans la tumeur un certain nombre d'aiguilles japonaises aussi fines que possible, aussi fines qu'un cheveu, à la dislance de l centimètre l'une de l'autre. Pour y arriver, il suffit de prendre un conducteur et de donner avec le doigt une petite secousse sur le bout de l'aiguille opposé à la pointe. Cette petite secousse suffit pour lui l'aire franchir la peau, puis, en prenant avec les doigts l'aiguille tout près de la peau, on la fait progresser peu à peu. Le passage de l'aiguille à travers les parois thoraciques n'est pas douloureux; mais quand on vient à traverser

(i) Tillaux, Bulletin général de thérapeutique, 1873, t. LXXXV, p, 231.

la poche, il y a quelquefois de la douleur; cela a lieu quand la poche est enflammée. Celle douleur cesse, du reste, au bout de quelque temps, avant qu'on ait retiré les aiguilles. Je les laisse, en général, un "quart d'heure. Je pourrais les laisser plus longtemps. Crist. Healt (1) en a mis de plus grosses dans une tumeur . de l'artère sous-clavière et les a laissées quatre jours. La tumeur s'est solidifiée et les battements ont disparu.

Dans ce cas, ce qui se passe, ce n'est pas une coagulation du sang; mais, par le fait de la piqûre, la poche subit une certaine inflammation; elle s'épaissit dans le point qui a é lé percé par les aiguilles.

En effet, à chaque nouvelle séance d'acupuncture, j'éprouvais une résistance plus grande à traverser la poche, et à la fin, l'introduction est devenue impossible.

On obtient ainsi, par l'acupuncture, non pas la formation de caillots passifs, ce qui serait dangereux, mais l'inflammation de la partie saillante avec production de caillots actifs.

On obtient donc par ce procédé une digue contre la rupture extérieure.

12° Introduction dé corps étrangers.

Dans le but de provoquer la formation des caillots dans la poche anévrysmale, Lewin, de Philadelphie, avait introduit dans un anévrysme 8 mètres de crin. Bacelli (2) a fait pénétrer dans deux sacs d'anévrysmes aortiques, d'abord du fil de fer, puis, suivant une modification apportée par Montevenosi, des ressorts de montre, par une plaie faite avec un trocart. 11 s'agissait de deux anévrysmes à petites ouvertures. Il n'y a pas eu d'accidents, les ressorts de montre ont été bien supportés, mais la formation de caillots ne s'est pas produite.

13° L'électropuncture.

M. Dujardin-Beaumetz, qui a fait plusieurs opérations d'électropuncture pour des anévrysmes de l'aorte, a rapporté en détail

(1) Crist. Healt, tlie Drit. Med. Journ., 7 février 1880.

(2) Bacelli, Congres médical international îi Genèvo, 1877.

ÉLECMOPUNCTURE. 957

1 histoire de celle méthode (1), qui a pris naissance à Lyon de 1S3S à 1846 entre les mains de Pravaz, Lislon, Gérard et finalement Pétrequin ; puis elle a 616 reprise, en Italie, d'abord par Strambio, puis par Giniselli (de Crémone).

L'opération consiste à enfoncer dans la tumeur une aiguille d'acier que l'on met en rapport avec le pôle positif d'une pile assez énergique, puis on ferme le courant par une plaque métallique large sur un autre point du corps. Que se passe-t-il dans cette opération? Il peut se former des caillots. Mais ce n'est pas la fibrine qui se coagule, c'est l'albumine, et'l'on obtient des sortes de caillots spongieux à cause du dégagement des gaz. Il est très heureux que dans ce cas on n'ait pas obtenu des caillots de fibrine durs et résistants, car ces caillots, adhérant à l'aiguille dans sa parlie découverte, n'adhèrent pas à la poche. Pour ne pas faire de cautérisation à la paroi et par suite d'ouvertures dangereuses, on a enfoncé l'aiguille de manière à ce que l'enduit isolant pénètre dans la poche; si bien que, lorsque l'opération est finie, il reste dans la poche un caillot sans adhérence et tout prêt à être emporté par le courant sanguin, surtout si l'ouverture de la poche est large.

Fort heureusement, les choses se passent tout autrement, et Broca nous a montré qu'en pareil cas on n'avait d'action que parce que le traumatisme de l'aiguille enflammait légèrement la poche et la faisait s'épaissir par des exsudats inflammatoires. Il résulte donc que l'électricité n'ajoule rien à l'acupuncture et qu'il est bien plus simple de faire de l'acupuncture sans ajouter l'embarras d'appareils électriques difficiles à manier et dont l'intensité ne peut être mesurée encore d'une manière positive.

-1 4° Opérations palliatives.

La trachéotomie n'a de raison que s'il y a un spasme du larynx, puisque, s'il s'agit d'une compression, l'obstacle est placé trop bas. Le laryngoscope nous permet aujourd'hui de remplir cette indication avec connaissance de cause.

(t) Dujardin-Boaumclz, Clinique thérapeutique, 1. 1", p. 207, 1S80.

Stokes avait proposé ; en outre, quand l'anévrysme vient passer sous la clavicule, de faire la section des ligaments qui attachent cet os au sternum; c'est là une opération palliative comme toutes les sections de tendons ou de muscles qu'on fait pour soulager le malade en cas de goitre rentrant, et qui peut donner un peu de survie, mais probablement pour bien peu de temps.

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Abaissement du cœur, 35.

Abcès du cerveau, 633.

Absinthe, 839.

Accouchement prématuré, produit

par les maladies du cœur, 607.

Acétate de potasse, 839.

Acide carbonique, 934.

— uitrique, 889.

Aconitine, 114, 81a.

Acuponcture, 95b.

Adhérences péricardiques, 167.

Adonidine, 883.

Adonis vernalis, 883.

Albuminurie, 580, 626.

Alcool, 100, 264, 342, 435, 458,

Alcoolat vulnéraire, 837.

Aliénation mentale, 556, 629 Aloes, 840, 917.

Altitude, 856.

Ammoniaque, 848".

Anadicrotisme, 379.

Anasarque, 614, 625, 639.

Anémie, 115, 189.

Anémie cérébrale, 631 . Anévrysmes, 685, 946.

— partiels, 404.

— cardio-pulmonaire, 589.

— de l'aorte, 303, 566, 685.

— de l'artère pulmonaire, 436.

— des artères coronaires, 715.

— du canal artériel, 725.

Angine de poitrine, 487, 876.

Ankylose du cœur, 167.

Antimoine, 873.

Aorte, 303.

— (Athéromc de 1'), 303.

— descendante (Lésion de 1'), 381 .

— (Insuffisance de 1'), 303.

Aorte (Inflammation de 1'), 303.

— Rétrécissement congénital de 1'),

Aortite, 303, 306, 566.

Apoplexie cérébrale, 632.

— pulmonaire, 61!, 614.

Appareils enregistreurs, 63.

Arquebusade (Eau d'), 887.

Artère coronaire, 715.

— pulmonaire, 402, 697.

— Ànévrysme, vrai, 436 ; faux, 714.

— Athérome, 434.

— Embolies, 439.

— (Insuffisance de 1'), 429.

— (Maladies de 1'), 406.

— (Occlusion de 1'), 73 2.

— (Rétrécissement de 1'), 406.

— (Rétrécissement congénital de 1' , 726, 728.

— (Trombosc de 1'), 439.

Arythmie, 485.

Ascite, 40, 624.

Asperge, 934.

Aspirations d'eau de carbonate de

soude, 848.

Asthme cardiaque, St76.

Aststoliè, 638.

Athérome aortiqae, 564,

— artériel pulmonaire, 13 !■.

— des artères, 273, 564.

Atrophie du cœur dans laphthisie,

Atropine, 85,

Audition bi-auriculaire, 52.

Aulus, 915.

Au née, 839.

Auscultation, 45.

— additionnelle, 3;).

— différentielle, 59.

Avortement par maladie du cœur,

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Bains, 852.

— d'air comprimé, 854.

— d'étuve, 8:i:i.

— de vapeur, 853.

Ballota inflata, 934.

Baptisin, 920.

Baryte (Sel de), 114.

BenzOate d'ammoniaque, 919.

— de soude, 848, 918.

Béquilles, 953.

Bière, 934.

Bile, 114.

Birmenstorf, 916.

Blennorrhagie, 194.

Borax, 839.

Bossus (Cœur des), 592.

Botal (Canal de), 719.

— (Persistance du), 728.

— (Anévrysme du), 725.

— (Oblitération du), 720.

— (Trou de), 721.

— (Persistance du trou de), 721 .

Brides, 915.

Bromure de potassium, 819, 874,

Bronchite albuniinurique, 615.

Bronchocèle anévrysmale, 639.

Bruit auriculo-métallique, 543.

— de bourdonnement, 698.

— de caille, 248.

— diastolique, 472.

— de galop, 246, 587.

— de moulin, 166.

— paradoxal, 238.

— présystolique, 242.

— asystolique, 562.

— intermittent, 366, 384, 544,

— dans l'ictère, 600.

— de rappel, 248.

— de souffle trachéal dans l'ané-

vrvsme de l'aorte, 340, 341,

— tricuspidien, 366.

— de la veine crurale, 385.

— du cœur normaux, 43, 60.

Bruits extracardiaques, 123.

— de rouet, 166.

— de succussion hippocratique,

Bryone, 840.

Café, 100, 557, 882.

— vert, 934.

Caféine, 831, 935.

Caillots du cœur, 679.

Cainga, 934.

Calabar (Fève de), 114, 918.

Calculs du cœur, 669.

Camphre, 848.

Canal artériel ou de Botal, 719.

— (Anévrysme du), 725.

— (Persistance du), 722.

— (Oblitération du), 728.

Cancer, 672.

Capacité du cœur, 526.

Capillairectasie pulmonaire, 616.

Carbonate d'ammoniaque, 849.

Cardianastrophie, 32.

Cardiectasie, 559.

Cardiocèle, 42.

Cardiodynies fausses, 497.

Cardiolithes, 175.

Carlsbad, 915.

Catadicrotisme, 379.

Cauchemars, 629.

Cautères, 836, 953.

Céphalalgie, 629.

Cérébraux (Symptômes), 629.

Cévadille, 816.

Chagrin, 554.

Chatel-Guyon, 915.

Chaux (Sels de), 1 14.

Chimaphilla umbellata, 934. Chloral, 92, 114, 838, 875.

Chloroforme, 85, 892.

Chlorose, 101 .

Chlorure de sodium, 915.

Cirrhose cardiaque, 623.

— hépatique hypertrophique, 27.

Citrate de soucie, 915.

Coagulation du sang, 946.

Coeur des bossus, 592.

— droit (Aflection du), 356, 721).

— forcé, 561 .

Coït, 554.

Colchique, 810. 919.

Coloquinte, 840, 920.

Coaipression dos artères, 954.

— des anévrysmes, 957.

Congénitales (Maladies!, 717.

Congestions pulmonaires secondaires, 611.

Contrôle de la mensuration du cœur, 27.

TABLE ANALYTIQUE DES MAT1ÈKKS

Convalescence, 113. 199.

Co N V A L L A M A R I N E , 827, 839, 93."),

Convallaria maïalis, 826, 839,

847 888 Cordiaux, 820, 876, 890, 897.

Cornets acoustiques, 52. Corowal, 114, 815.

Corps étrangers du péricarde, 175.

— dans les anévrysmes, 956.

Cou (Tumeurs du), 99.

Crapaud (Venin du), 114.

Crème de tartre, 915.

— soluble, 915.

Croissance, 103.

Croton tiglium, 836, 840.

Curare, 85.

Cyanhydriqde (Acide), 838.

Cyanose, 426.

DAJAKSH, poison de Bornéo, 815.

Décroisement de l'aorte et de l'artère pulmonaire, 41.

Dédoublement des bruits, 245.

Dégénérescence graisseuse du myocarde, 499, 526, 638.

Délire maniaque, 554, 630.

Déplacement du cœur, 32, 35.

Détresse cardiaque, 638, 876.

Dextocardje, 32.

Diaphragme (Action du), 6.

— (Paralysie du), 40.

Diète lactée, 923.

— ■ sèche, 950.

Digitale, 114, 797, 837, 846, 848,

Digitine, 869.

Digitonine, 869.

DlGITOXINE, 871.

Dilatation du cœur, 559.

— de l'estomac, 41 .

DlPHTHÉRIE, 195.

Diurétiques, 839, 929.

Douleurs du cœur, 487.

Dower, 838.

Duboisine, 942.

Durée des mouvements du coeur,

Dyspepsie flatulente simulant une affection du cœur, 101.

— secondaire, 624.

— à forme syncopale, 499.

Dyspnée d'effort, 476.

Eau de Cologne, 764.

— d'or, 826.

— régale, 919.

— martiale de Rousseau, 847.

— ferrée gazeuse de Mialhe, 847.

— de la Reine de Hongrie, 891. Eaux minérales, 857, 916, 944.

Echinocoques, 676.

ectocardies, 32.

Ectopies, 32.

Efforts prolongés, 555.

Elaterium, 840.

Electro-puncture, 956.

Ellébore blanc, 816.

— noir, 840.

— vert, 114, 815.

Embolie cérébrale, 633.

— pulmonaire, 439.

Emotilité, 99.

Emphysème, 523.

— cause d'hypertrophie, 589.

Endaortite, 306.

Endartérite pulmouaire, 433.

Endocarde, 176.

Endocardite, 177.

— chronique ou sclércuse, 206.

— du cœur droit, 362.

— de cœur droit (congénitale), 742.

— ulcéreuse, 196.

Emïecistreurs, 63.

Epaisseur des parois du cœur, 531.

Epanchemeïnt péricardiquc, 143.

— pleural, 37, 38, 42.

Epilepsie, 1 13.

Epsom, 916.

Epurge, 840.

Equitation,556.

Erysipèle, 166, 195, 452.

Estomac (Ulcération do 1'), 174.

Etiier, 881, 891.

Evolution des maladies du cœur,

EvONYMIN, 919.

Exercice, 855.

exercices) 855, 856.

Eaux pas du cœur, 485.

Ferrugineux, 847.

Fève du Calabar, 918.

Fièvres graves, 200.

Fixité de la région cardiaque, 4.

Gl

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Foetus (Maladies du cœur chez le),

Fibromes, GG8.

Fièvre intermittente, 560.

Flèches (Poison des), 1 1 i- Foie (Abcès), 166., 174.

— (Hypertrophie du), 37.

— cardiaque, 621.

Fontainea Panciieri, 840.

Forgerons, 555.

Forme du cœur, 10.

Franzensbad, 915. Friederichshall, 916.

Frémissement cataire, 44.

Froid, 952.

Ganglions trachéo - bronchiques (Hypertrophie des), 663.

Gangrène pulmonaire, 617.

Gastro-hépatiques (Affections) , causes d'hypertrophie, 598.

Gaultheria, 934.

Geindre, 555.

Genévrier, 934.

Genièvre, 839.

Gestation, 607.

Glace, 952.

Goitre exophlhalmique, 649, 941 .

gomme-gutte, 840.

Goutte, 265, 342, 435, 458.

Gouttes de Harlem, 934.

Gran, 916.

Grandeur du cœur, 14.

Grindelia, 890, 908, 944.

Grossesse, 195.

— (Causes d'hypertrophie), 568.

— (Persistance des règles pendant la), 608.

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