PHYSIOLOGIE DES NERFS DU COEUR
La physiologie des nerfs du cœur esl encore bien obscure.
Les anciens avaient été frappés de ce fait : c'est que, dans les sacrifices, lorsqu'on séparait complètement le cœur de l'animal, il continuait à battre. Galien et tous les auteurs après lui en avaient conclu que le cœur ne reçoit pas du cerveau sa force motrice, qu'il la possède en lui-même et que, s'il est relié au cerveau par un nerf important, le nerf pneumogastrique, ce nerf doit être un nerf de sensibilité.
Haller avait montré que le myocarde était excitable comme les autres muscles, mais avec cette différence que son véritable excitant, c'est le sang (1766).
A partir de Legallois (1808-1812), l'indépendance du cœur est battue en brèche; il montre que, si l'on enfonce un stylet dans le canal rachidien, aussitôt les mouvements du cœur s'arrêtent ; il en tire cette conclusion : c'est que, si le cerveau n'a pas d'action sur le cœur, il n'en est pas de même de la moelle.
Une troisième période commence, en 1844, avec la découverte des ganglions intracardiaques par Remak et l'expérience de Volkmann, qui montre qu'en coupant le cœur à sa base il s'arrête. Enfin, en 1845, arrive la découverte, par Weber, du pouvoir modérateur du pneumogastrique.