‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 70 sur 413 · SYNCOPE · texte numérisé non relu

SYNCOPE

M. Arloing (1), l'élher produirait l'arrêt du cœur plus brusquement encore que le chloroforme ; aussi conseille-t-il de préférer le chloroforme à l'éther pour les opérations de longue durée.

Je noterai encore comme substance pouvant produire l'arrêt du cœur les sels à base de potasse (Cl. rjernard, Grandeau), le sulfocyanure de potassium (Cl. Bernard), les sels de mercure (A. Moreau). On a cité également les sels de baryte, de chaux et de magnésie. 11 faut y ajouter la digitale, l'aconitine, l'ellébore vert, la vératrine, la muscarine, la fève de Galabar, le jaborandi, la strychnine, le chloral, l'upas anliar, le venin du crapaud, l'inée, le targuin, le poison des flèches (tels que le vao, le corowal, le poison de Malacca, de Jakun). La bile et les sels biliaires ne produisent pas l'arrêt du cœur, mais seulement le ralentissement (Traube).

Du reste, l'action de la plupart de ces substances sera étudiée à fond dans la partie thérapeutique de cet ouvrage.

Ce qu'il faut dire surtout, c'est qu'en dehors de toutes ces causes qui n'agissent, en général, qu'accidentellement, la cause la plus ordinaire, la plus commune des lipothymies et des syncopes, est une lésion du péricarde ou du cœur, et pour le cœur en particulier, c'est le plus souvent une lésion organique et, plus que toute autre, la dégénérescence graisseuse des fibres du myocarde.

(1) Arloing, Thèse inaugurale.

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