‹ Diagnostic et traitement des maladies nerveusesChapitre 129 sur 322 · BRANCHES POSTERIEURES NERFS MUSCLES · texte numérisé non relu

BRANCHES POSTERIEURES NERFS MUSCLES

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Sciatique poplité

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Nerfs des

Pyramidal.

Releveur de l’anus.

Ischio-coccygien.

Triceps sural.

Muscles de la plante du pied.

Muscles du périnée.

Releveur de l’anus.

Ischio-coccygien.

Muscles coccygiens.

Branche ( Muscles des posté- < gouttières rieure. ( vertébrales.

Ce tableau est évidemment impossible à retenir, à avoir présenta la mémoire : il faudra le consulter toutes les fois que l’on soupçonnera une lésion radiculaire.

Pratiquement il faut se rappeler, avoir constamment présentes à la mémoire les localisations schématiques approximatives suivantes :

a) Les Cv et CV1 répondent à peu près au groupe d'Erb : biceps, brachial antérieur, coraco-brachial, long supinateur.

b) Les CVir, Cvm répondent à peu près aux muscles innervés par le radial.

c) Le Dl répond à peu près aux muscles innervés par le cubital et le médian.

d ) Les Dxn L1 L11 répondent surtout aux muscles des parois abdominales.

e) Les Lm, LIvsurfow£àla llexion etadduction de la cuisse, et extension de la jambe.

b) LIV et Lv surtout aux muscles de la région anléroex terne de la jambe.

c) Les S1 Su S111 surtout aux muscles innervés par le grand sciatique.

Nous répétons qu’il ne s’agit là que de localisations très approximatives qui ne dispenseront pas de consulter les tableaux plus haut.

LES RACINES MÉDULLAIRES 293

Les territoires radiculaires sensitifs sont indiqués par les figures suivantes (fig. 31 et 32).

Théoriquement la connaissance de ces deux éléments : territoire moteur et territoire sensitif de chaque racine de-

Eig 31 ot 32.

vrait nous permettre de faire chacune d'elles. Il suffirait de

le diagnostic de la lésion de voir si les symptômes cousin-

294 DIAGNOSTIC DES LÉSIONS EN FOYER

lés oui une localisation superposable au territoire d’une ou plusieurs racines soit antérieures, soit postérieures.

Pratiquement le problème est un peu plus difficile. Chaque racine antérieure contient bien des filets moteurs pour un certain nombre de muscles; chaque racine postérieure correspond bien à un territoire déterminé. Mais :

a) Chaque muscle reçoit le plus souvent des filets de plusieurs racines.

b) Un territoire cutané dépend au moins de trois racines postérieures: principalement de l’une d’entre elles, accessoirement de celle qui est au-dessus et de celle qui est au-dessous.

Il en résulte que : a) dans les lésions des racines antérieures, on trouve des muscles entièrement paralysés, des muscles parésiés, des muscles simplement affaiblis, et il est souvent très difficile de fixer l’étendue du territoire moteur paralysé ;

b ) Dans les lésions des racines postérieures, le territoire sensitif anesthésié est toujours plus petit que le territoire des racines lésées, car la première et la dernière racine sectionnées sont suppléées par leurs voisines (1).

Dans les lésions irritatives, au contraire (zona, névralgies), les lésions radiculaires retentissent sur l'axe gris, la localisation peut être plus étendue que le territoire des racines lésées, et même peut n’avoir pas la même forme (Voy. lésions des racines dorsales , zona).

Pratiquement le diagnostic est donc loin d’avoir la précision schématique qu’il semblait devoir présenter théoriquement. Aussi n’est-il pas inutile d’envisager les divers cas particuliers.

I. — Racines correspondant au plexus cervical C1, C“, Cm, C,v.

Le tableau de la distribution radiculaire motrice et les

(I) CoLtc remarque est faite une fois pour toutes, il faudra en tenir compte dans l'appréciation des fig. schématiques que nous donnons plus loin.

LES RACINES MEDULLAIRES

fig. 31 et 32 nous apprennent leurs territoires moteurs et sensitifs.

On n’a à peu près jamais à faire le diagnostic de la lésion isolée de ces racines.. * ■

Mais supposons que nous ayons affaire à une lésion intrarachidienne comprimant la moelle, ou bien à une lésion des racines du plexus brachial; en recherchant les troubles moteurs ou sensitifs successivement dans le domaine de Crv, C111, Cn, C[, nous pourrons quelquefois fixer exactement le point où la lésion s'arrête en haut.

Inversement lorsque la lésion est descendante, si nous avons affaire, par exemple, à une lésion atteignant les nerfs crâniens, en recherchant des symptômes dans le domaine de Ci, C11, etc., nous verrons jusqu’où la lésion s’étend dans le canal rachidien.

Dans certains cas enfin, lorsqu’on a des raisons de soupçonner une lésion de la colonne, des symptômes nets de lésion radiculaire pourront préciser le diagnostic : telle esl, par exemple, la névralgie .ou l’anesthésie du grand nerf sous-occipital dans le mal sous-occipital.

Parmi les symptômes moteurs que peuvent donner les lésions de ces racines, le plus important est la paralysie du phrénique.

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