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I. — Classification et valeur localisatrice

des symptômes.

La lésion peut irriter ou supprimer fonctionnellement les parties atteintes, d'où deux ordres de symptômes : symptômes irritatifs et symptômes de déficit.

A. Symptômes irritatifs.

Les symptômes irritatifs ont une valeur localisatrice très faible. Parmi eux, nous ne retiendrons comme utilisable que l’épilepsie partielle et les auras.

Soc . mêd. de Toulouse , 1808, 21 novembre. Avec Tixior nous avons observé un cas do polyurie simple (ü litres), sans modifications des éléments de I urine, chez un malade présentant une fracture de la base du crâne, avec caillot sanguin au niveau du chiasma cl do la fente sphénoïdale droite = hémianopsie bitemporale — paralysie de tous les nerfs moteurs do l’œil droit.

J. Roux, — Maladies nerveuses

362 DIAGNOSTIC DES LÉSIONS EN FOYER

L’épilepsie généralisée n'a en elle-même absolument aucune valeur localisalrice. Cependant lorsque les convulsions débutent constamment par les mêmes muscles et ne se généralisent qu’après, il y aura une présomption pour localiser le maximum de la lésion dans le centre correspondant à ces muscles (voy. plus loin).

L’épilepsie jacksonnienne, atteignant toute une moitié du corps, a une valeur un peu plus grande : si elle est due à une lésion localisée , celle-ci a son siège dans la moitié opposée du cerveau. Mais il ne faut pas oublier que l’épilepsie partielle n’indique pas forcément une lésion localisée.

Il faut tenir compte, comme dans le cas précédent, du début des convulsions par tels ou tels muscles.

L’épilepsie partielle, localisée soit au membre inférieur, soit au membre supérieur, soit à la face, a une valeur beaucoup plus considérable. Dans la grande majorité des cas, elle indique une lésion irritative siégeant au niveau du centre correspondant.

Dans les trois cas précédents, il faut tenir le plus grand compte de l 'aura lorsqu’elle existe. L’aura est un phénomène moteur, sensitif, sensoriel ou psychique, toujours le même dans chaque cas particulier, précédant immédiatement l’attaque. Grâce à l’aura le malade prévoit sa crise quelques instants avant qu’elle éclate.

Séméiologie des auras.

a) Aura motrice : le sujet croit sentir un mouvement de sa main, par exemple, alors que celle-ci est encore immobile; puis les convulsions éclatent, débutant ordinairement mais pas forcément, par le membre siège de l’aura motrice.

Il ne faut pas confondre, comme on le fait souvent, I aura motrice d’une région, avec le début des convulsions par celte région.

b) Aura sensitive : la crise est annoncée par une sensation partant d’un point quelconque du corps (membre, tronc, viscères, face, etc...). Cette sensation, toujours la

L’ENCEPHALE

môme chez le môme sujet, est très variable : douleurs, picotements, fourmillements, brûlures, etc...

c) Aura sensorielle, soit brute : vision d'une couleur, d’une flamme... audition d’un bruit, d’un son... sensation olfactive... gustative; soit hallucinatoire : vision d’un

objet, d’un individu, d'une scène audition de paroles

articulées. . .

cl) Aura psychique : idée traversant l’esprit; état émotif sans cause...

Signification localisatrice des auras.

a) Aura motrice : localisation de la lésion au niveau des circonvolutions motrices ;

b) Aura sensitive : localisation de la lésion au niveau du lobe pariétal, un peu en arrière des circonvolutions motrices correspondantes;

c) Aura sensorielle : localisation de la lésion dans les zones de projection correspondante.

d) Aura psychique : localisation de la lésion dans le lobe frontal.

LL Symptômes de déficit.

Les symptômes de déficit ont une valeur localisatrice beaucoup plus considérable que les phénomènes irritatifs. Nous les examinerons en détail.

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