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III. — Diagnostic de la nature de la lésion

Les lésions en foyer de l’encéphale peuvent se diviser en deux grands groupes : 1° les lésions vasculaires ;

2° Les lésions néoplasiques ou inflammatoires.

1° Lésions vasculaires

Elles agissent de trois façons: 1° par ischémie ; 2° par ectasie comprimant les parties voisines ; 3" par ruptures et hémorrhagie.

A. — Lésions ischémiantes

1° Ischémie passagère. — Se traduit par des symptômes

transitoires. I

L'apparition brusque, sans prodromes d une hémiplégie, d’une monoplégie, d’une aphasie, durant quelques heures ou quelques jours, puis disparaissant sans laisserde traces.

a) Chez un sujet jeune, sans aucune lésion ni du cœur, ni des vaisseaux, ni des reins; en l'absence de toute intoxication, de toute infection, de tout stigmate d hystérie = soupçonner la syphilis artérielle du cerveau.

b) Chez un sujet porteur d’une lésion valvulaire du cœur = petite embolie avec rétablissement ultérieur de la circulation.

c) Chez un malade âgé athéromateux = ischémie passagère ; rechercher aussi une intoxication ou une infection.

2° Ischémie durable. — a ) Mêmes symptômes, mais plus graves, débutant souvent par un ictus, permanents, durables ; suivis de signes indiquant la destruction de certaines parties du cerveau (exagération des réflexes, trépidation épileptoïde, contractures...) = ramollissement.

b) Ictus — mort rapide = oblitération d'un gros tronc.

IL — Lésions ectasiantes comprimant les parties voisines

Soit chez des sujets jeunes suspects de syphilis, soit chez des sujets âgés porteurs de lésions vasculaires.

La connaissance des rapports des artères de l’encéphale est ici d’un grand secours.

La dilatation de la carotide interne à sa sortie du rocher peut : a) comprimer le chiasma, dans son angle externe (voy. p. 3 : j 8 , fig. 53); b) comprimer les nerfs moteurs oculaires (voy. oplitalmoplégies) ; c) gêner la circulation veineuse du sinus caverneux (exophtalmie, œdème des paupières, dilatation des visions rétiniennes) ; d) donner un bruit de souffle perceptible par le sujet (1); e) donner un bruit de souffle perceptible à l’observateur par l’auscultation de l’orbite ou du crâne (2).

(1) I’our ces bruits subjectifs voy. Hugo Weiss, Anal., in Itiiv. neur.. 1898, p. 114.

(-) SœbJer, Suc. de Pxych. et neur. de Vienne, 11 janvier 1.81)8,

in Reçue neur., 181)8, p. 21)7. dans un cas donne à ce souille

•J. Houx. — Maladies nerveuses 22.

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