C. — Rupture et hémorrhagies
1° Suivant le siège et le volume de V épanchement sanguin.
a) Ictus léger, hémiplégie passagère = hémorrhagie légère en dehors des voies motrices, souvent au lieu d’élection au niveau de la capsule externe.
b) Ictus apoplectiforme, hémiplégie durable (V. plus loin diagnostic entre l’hémorrhagie et le ramollissement).
c) Ictus, convulsions, contractures précoces = hémorrhagie avec inondation des ventricules (1), hémorrhagies méningées.
cl) Ictus et mort en quelques minutes = grande hémorrhagie, souvent des gros troncs de la base.
les caractères suivants : bruit musical, rythmique, synchrone au pouls, perçu sur toute l’étendue du crâne, surtout dans la région occipitale droite près de la ligne médiane, augmentant par l’inspiration forcée, diminuant ou disparaissant par la compression des carotides.
(1) Alexander Bruce [Sein, médicale, 1808, p. 313) attache dans ce cas une grande importance à la constriction des pupilles (?) — La température s’abaisse d’abord de 1 à 2°, puis s’élève jusqu'à la mort. Cot abaissement initial n’existe pas dans les hémorrhagies de la protubérance. En réalité, les modifications do la température chez les apoplectiques, d’une très grande importance pronostique (voy. Gillos de la Tourelto, Semaine médicale, 1800, p. 257) ont peu de valeur au point de vue diagnostique.
L’ENCEPIIALE
Diagnostic entre le ramollissement et Vhémorrliagie cérébrale.
N’est possible que dans quelques cas (1).
a) Chez un sujet jeune, présentant une endocardite récente, ou une lésion valvulaire ancienne (rétrécissement mitral), chez une nouvelle accouchée, chez des malades jeunes atteints de suppuration chronique du poumon ou de la plèvre = embolie.
b) Malades d’âge moyen, atteints de néphrite interstitielle et d’hypertrophie du cœur avec hypertension artérielle = hémorrhagie.
c) La constatation d’embolies sur d’autres points du corps, dans la rétine, la localisation de la lésion dans le cortex sont en faveur de l’embolie.
d ) Les signes d’inondation ventriculaire; l’hématome du nerf optique = hémorrhagie.
3" Diagnostic entre l hémorrhagie cérébrale et l’hémorrhagie méningée (2).
Dans l’hémorragie méningée :
1° Existence d’une période prémonitoire : céphalalgie, insomnie, \ertiges, embarras de la parole, amnésie.
2° Alcoolisme dans les antécédents.
• > Céphalalgie unilatérale (3), exaspérée par la percussion.
4° 8lgnes de compression cérébrale : ralentissement du pouls, respiration irrégulière.
•i° Dilatation pupillaire du côté de la lésion (pupille d’IIu tchirison).
(1) Thévenct, Th. Lyon, 1894.
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(3) Il faut sc rappeler que dans l'hémorrhagie méningée, l'hémipeut siéger du côté de lalésion. Voy. expériences de Boche- 4 Mût 1871)' Snences> 17 aoèU87G) et de Uurot (Soc. hint. ,
DIAGNOSTIC DES LESIONS EN FOYER
2° Lésions néoplasiques ou inflammatoires.
Comprennent les méningites et les tumeurs.
Même lorsqu’elles sont diffuses, les méningites donnent assez souvent des symptômes de lésions en foyer : compression, inflammation de voisinage, compression des vaisseaux, thromboses (ischémie ou ramollissements). Voy. le diagnostic des méningites.
Les tumeurs sont ici entendues dans le sens le plus large, de productions pathologiques : néoplasmes, tuberculome, syphilome, abcès même... C’est dans ce cas qu’on trouve au plus haut degré les symptômes indépendants de la localisation (voy. p. 332). Quant à la nature de la tumeur, le plus souvent on ne peut réunir que des présomptions :
Syphilis dans les antécédents, stigmates de lésions anciennes, lésions actuelles, efficacité du traitement = gomme.
Sujet tuberculeux, évolution lente, avec des périodes de rémission = tuberculome.
Traitement des lésions en foyer du système nerveux.
Lorsque nous avons exactement déterminé le siège et la nature d’une lésion, tous nos efforts doivent tendre à obtenir sa disparition complète. Pour cela nous disposons de deux ordres de moyens, les moyens chirurgicaux, les moyens médicaux. A cause de son importance, le traitement chirurgical sera étudié dans un chapitre spécial.
La connaissance exacte des causes de la lésion nous permettra ensuite de prendre les mesures nécessaires pour empêcher sa reproduction.
Enfin lorsque nous ne pourrons nous adresser directement à la lésion, nous chercherons du moins à en atténuer les conséquences.