II. — Paralysies bulbaires
(Poliomyélite des noyaux moteurs du bulbe).
Les noyaux moteurs du bulbe, prolongement des cornes antérieures de la moelle, présentent des altérations identiq ues.
A. — Paralysie bulbaire aiguë, l’analogue et souvent 1 aboutissant de la poliomyélite aiguë.
P. Paralysie labio-glosso-laryngée de Duchenne, de Boulogne, 1 analogue et souvent l’aboutissant de la poliomyélite chronique.
B- Lésions des noyaux bulbaires, semblables à celles des cornes antérieures, dans les infections elles intoxications aiguës ou chroniques.
HÉ — Paralysie bulbaire supérieure.
(Poliomyélite des noyaux moteurs oculaires).
> A- Aiguë, l’analogue de la paralysie bulbaire aiguë : s accompagne d’une somnolence invincible que l’on attribue à la lésion de la substance grise entourant l’aqueduc de Sylvius.
P- Ophlalmoplégie chronique jjrogressive. Est aux
noyaux oculo- moteurs ce que l’atrophie musculaire progressive est à la moelle.
C. — Paralysies nucléaires des muscles de l'œil dans les infections et les intoxications.
J. Roux. — Maladies nerveuses. qk
Traitement des poliomyélites.
1° Supprimer la cause (infection, intoxication) lorsque cela est possible.
2° Nous ne pouvons rien sur le processus d’inflammation ou d'atrophie des noyaux cellulaires ; il nous est impossible de l’arrêter ou de l’enrayer.
3° Nous pouvons favoriser la tendance naturelle à la guérison : massage, frictions, mouvements passifs, exercices méthodiques, électro thérapie.
4° Lorsque l’évolution est terminée, nous pouvons combattre les conséquences : orthopédie, prothèse musculaire.