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IV. — Traitement des modifications du tonus musculaire

1° Hypotonie et atonie.

A. — Tiiaitement médicamenteux. — Est très restreint. J1 vaut autant s’en abstenir.

TONUS MUSCULAIRE

La strychnine, par la bouche (1), ou eu injections souscutanées (2) paraît bien relever le tonus musculaire, mais son action est fugace, et il est douteux qu’elle soit bienfaisante.

L ’ergotine ne paraît guère agir que sur le tonus des fibres lisses.

R- — Traitement par les agents physiques — Les excitations légères et répétées des extrémités sensitives sont le meilleur excitant du tonus musculaire. Le massage et les mouvements passifs sont à ce point de vue d’un excellent effet. 11 faudra y ajouter les excitations cutanées : frictions excitantes, douches froides, électrisation avec le balai électrique, bains statiques avec effluves et étincelles.

C héron et M. de Fleury, dans le but d’exciter les terminaisons sensitives des tissus, injectent 3 à 10 cent, cubes de la solution suivante :

Sujfate de soude. . .

Phosphate de soude Chlorure de sodium -Acide phénique neigeux Eau stérilisée. .

Sa 1 gr. • 100 gr.

2<> Hypertonus et contractures.

,l 2° 11 y a simplement menace de contracture, massage loger; mobilisation quotidienne des articulations, par l’exé-

(1) Prescriro :

Poudre de noix vomique .

ou . Teinture de noix vomique, ou : Gouttes amères de Baume, ou : Strychnine

(2) Injecter t à 15 cent, cubes do

C Strychnine

t Eau distillée ....

0,025 mg. à 0,30 0,50 à 2 gr.

3 à 10 gouttes 0,001 à, 0,015 milligr. la solution suivante :

■ 0,02 ccnlig.

20 gr.

cuiion de mouvements passifs; exercices méthodiques de mouvements actifs simples, de mouvements coordonnés, de marche, etc...

2° La contracture est constituée et s'accroît progressivement, envahissant ou non de nouveaux muscles.

Se borner à un traitement d’attente : massage, mobilisation, mouvements actifs. S’il est nécessaire, endormir le malade pour mobiliser les articulations et prévenir la formation de rétractions et d’ankylose en mauvaise position.

C’est à cette période qu’on pourra, mais sans en espérer un grand résultat, essayer un traitement médicamenteux : bromure de potassium.

On ne fondera pas grand espoir non plus sur la faradisation combinée avec les douches froides (O’ Ileilly) ; sur les courants galvaniques faibles et prolongés sur la colonne (Erb); sur les bains chauds, les eaux thermales chaudes (Taplilz, Ragatz, Wildbad) ; sur la suspension.

3° La contracture constituée est stationnaire, n’a pas de tendance à envahir de nouveaux muscles.

11 existe des positions vicieuses qui gênent le fonctionnement des muscles restés sains. Si l’on peut espérer que ceux-ci puissent encore servir à quelque chose, on est autorisé à corriger chirurgicalement les positions vicieuses (sections de tendons, ruptures, mobilisations forcées sous anesthésie).

Si les contractures sont généralisées, s il ny a rien a attendre des manœuvres précédentes, se borner à un traitement palliatif, en s’opposant aux déviations excessives et à leurs conséquences (en empêchant par exemple que I* * ongles ne pénètrent dans la paume de la main).

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