INVOLONTAIRES
1° Les contractions fibr Maires sont très faciles à constater : il suffit de découvrir le malade, pour voir la peau etre, a chaque instant et en de multiples endroits, soulevée comme par une corde sous-jacente.
Los contractions fibrillaires peuvent être localisées à certains muscles en voie d atrophie : leur importance diagnostique est alors très grande.
Elles peuvent être généralisées, se montrer partout et sous de multiples influences, froid, excitations cutanées, émotion, etc... Elles doivent alors être rangées dans les myoclonies et n’ont pas d’autre signification que d’indiquer un terrain nerveux (voy. plus loin).
-° Les spasmes. — Contractions musculaires, produisant des mouvements non coordonnés, non systématisés, non dirigés vers un but.
<1. Roux. — Maladies nerveuses.
a) Spasmes réflexes. — Le cas le plus fréquent et le plus simple est le tic (le la face ayant pour origine une excitation du trijumeau; exemple : tic douloureux de la face consécutif à une névralgie dentaire; clignement réflexe produit par une affection oculaire, etc.
Le mouvement peut persister alors que l’excitation causale a disparu : c’est là l’origine d’un certain nombre de cas de tics non douloureux de la face. 11 est probable qu’il y a alors un terrain spécial de dégénérescence et ces cas servent de transition avec les myoclonies.
b) Convulsions localisées. — Soit d’origine périphérique (exemple : irritation du facial?) soit d’origine centrale (exemple : convulsion de la face par lésion corticale).
c) Spasmes fonctionnels. — Contractions musculaires involontaires, se produisant à l’occasion d’une fonction et la troublant ou l’empêchant.
L exemple le mieux connu est celui décrit par Duchenne sous le nom de crampe des écrivains : un sujet dont la main possède intacts tous les mouvements, veut-il écrire? immédiatement les muscles de l’avant-bras se contractent, la main se dévie en pronation, quelquefois en supination, l’acte d’écrire est impossible. Le spasme dure tant que dure la tentative d'écrire, cesse avec elle. L’écriture traduit ce spasme.
tous les mouvements peuvent être l'occasion d’un spasme fonctionnel.
3° Myoclonies.
On désigne sous ce nom différentes variétés de spasmes musculaires cloniques, qui ont d’abord été décrites séparément et dont la synthèse a été faite depuis peu (1).
(1) Los diverses variétés cliniques (tremblement fî bri liai re, paramyoclonus, cboréc fibrillaire de Morvan, chorée électrique do llénoch -Bergeron, tic non douloureux do Trousseau, les différents tics, certaines chorées) furent d'abord décrites comme autant do maladies différentes. Puis on s’aperçut bientôt que, mémo au seul
MYOCLONIES
Diagnostic de la variété clinique.
1° Tremblement fibrillaire des neurasthéniques : c’est la variété décrite plus haut et qu’il faut distinguer des contractions fibrillaires des muscles en voie d’atrophie.
-° Paramyoclonus multiplex de Friedrich : petites secousses convulsives cloniques, habituellement symétriques, non rythmiques, ne produisant aucun déplacement des membres, respectant la face, continuelles pendant la veille, cessant pendant le sommeil ; atténuées par les mouvements volontaires; exagérées par l’émotion, le froid, les excitations cutanées, les attitudes, mettant les muscles dans le relâchement. Leur fréquence est d’environ 10 à 50 par minute (1). 1
La force musculaire, l'excitabilité électrique, les sensibilités sont intactes. Les réflexes sont exagérés.
La choree fibnllaire de Morvan est la même chose que le paramyoclonus de Friedreieh (2).
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(1) Depuis la description de FriodrcicliN-1 SS M nn -, , . ,
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3° Chorée électrique de Ilenoch-Bcrgeron. Tic non douloureux de la face de Trousseau.
Secousses convulsives très rapides de la face, du cou, des épaules, avec mouvements expressifs.
4° Les lies.
Avec Brissaud on doit les distinguer des spasmes avec lesquels ils ont été longtemps confondus : le tic est un mouvement coordonné, systématisé, reproduisant en V exagérant un acte physiologique appliqué à un but fonctionnel.
Les tics sont très nombreux et très variés, puisque tous les actes fonctionnels sont susceptibles de devenir un tic. Ce qui est surtout important ce sont les symptômes concomitants, et le terrain.
A. — Tics survenant chez des individus ne présentant aucune tare, aucun autre phénomène pathologique apparent.
Ce sont en somme de mauvaises habitudes, des actes se reproduisant d’une façon inconsciente, par suite de leur répétition. Ils ne sont pas impulsifs, la volonté peut les réprimer.
a) Tics des gestes ou de l’attitude. — 11 est peu de personnes qui n’aient un geste ou une attitude préférée.
Ils ne deviennent des tics que lorsqu’ils se manifestent à chaque instant et hors de propos.
b) Il en est de même des tics de la voix, des exclamations, des jurons, etc...
c) De même ordre sont aussi les tics du langage, les tournures de phrases toujours les mêmes, les phrases incidentes émaillant le discours, etc...
Tous ces tics présentent ce caractère d’être le produit
pathique, à la suite d'un surmenage physique ou d’un refroidissement ; c) par sa guérison complète on quolqucs mois.
Itianeono croit à une forme abortive de la, polynévrite. Les caractères qu’il donne ne sont peut-être pas sullisants pour éliminer les myoclonies.