CRISES CONVULSIVES
L’aura peut être constituée par un trouble psychique, un phénomène moteur, une sensation anormale. Les auras ont une grande valeur au point de vue de la localisation de la lésion, c’est pourquoi nous en renvoyons l’étude à la IIe partie.
b) La chute et la perte de connaissance peuvent être précédées de convulsions débutant dans certains muscles, ne se généralisant qu’ensuite. Le malade assiste alors au début de sa crise, il voit et sent les muscles de l’un de ses membres se convulser; il voit ces convulsions se généraliser, et ne perd habituellement connaissance que lorsque les convulsions gagnent la face.
c) Les convulsions débutent comme dans le cas précédent, mais au lieu de se généraliser, elles restent localisées à un côté du corps = épilepsie jacksonnienne.
d) Les convulsions peuvent même rester localisées soit au membre inférieur, soit au membre supérieur, soit à la face : épilepsies partielles.
Dans ces deux cas, il peut ne pas y avoir de perle de connaissance même si la face est prise.
e ) Au lieu.de se terminer par la résolution musculaire, le sommeil comateux, puis le réveil, la crise épileptique peut être suivie d’un délire souvent très violent et très dangereux.
f) Les crises peuvent se succéder d’une façon subintrante, sans que le malade ait le temps de reprendre connaissance = état de mal.
2n Crises convulsives hystériques.
A. On peut trouver dans l’hystérie :
a) La grande crise épileptique absolument typique. Tous les signes que l’on a donnés pour distinguer la crise d’épilepsie, de la crise d’hystérie n’ont qu’une valeur relative. J. Roux. — Maladies nerveuses 5
En présence d’une crise convulsive il n’est jamais possible d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’hystérie.
b) Les crises frustes modifiées de l'épilepsie. L’hystérie peut donner toutes les variétés que nous avons signalées. IL S’il n’est jamais possible d’affirmer qu'une crise con-